Ligue 1. Pourquoi la nomination de Yannick Cahuzac peut devenir un casse-tête financier pour le RC Lens
Lancé dans le grand bain. C’est ainsi que l’on pourrait décrire l’arrivée de Yannick Cahuzac en tant que coach principal du RC Lens , qui vient de se séparer de Dino Toppmöller après six petits matches. Si l’ancien milieu défensif dispose de plusieurs expériences dans les staffs de Lorient et Lens, il n’a pas encore obtenu son brevet d’entraîneur professionnel de football (BEPF), nécessaire à l’exercice de coach principal en Ligue 1.
En cas de non-respect de cette règle, un club s’expose à une amende qui peut aller jusqu’à 25 000 euros. Comme il reste 30 matches de championnat, le RC Lens pourrait donc payer une amende totale de 750 000 euros si l’ancien Toulousain reste à la tête de l’équipe lensoise jusqu’à la fin de la saison (sans passer ses diplômes d’ici-là).
Si le club du Pas-de-Calais a tenté d’obtenir une dérogation en argumentant que Yannick Cahuzac était en train de passer son BEPF, la requête ne semble pas avoir été acceptée car l’homme de 41 ans dispose de moins de 12 mois d’ancienneté à Lens. En 2023, le Stade de Reims avait payé une amende totale de 575 000 euros, car Will Still avait officié pendant 23 matches sans avoir encore décroché son BEPF.
En conférence de presse ce jeudi 17 septembre, le directeur général du club Benjamin Parrot a admis que Yannick Cahuzac avait été envisagé comme entraîneur de Lens… pour plus tard : « Dans notre réflexion, il pouvait être un jour le coach du Racing. Mais ce n’était pas dans nos plans. Il est en formation cette année. On a opté pour un retour aux fondamentaux lensois et dans ce choix, l’option la plus naturelle était de faire appel à Yannick. »
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Le nouvel entraîneur se dit prêt à franchir le cap : « J’ai vécu ces derniers jours avec beaucoup d’intensité, mais je me suis très vite connecté au match de vendredi. Je suis focus sur le match. Je me sens prêt, je suis un entraîneur en formation. Je connais l’ADN et les valeurs du club. J’ai fait partie du staff et je connais les capacités des joueurs. »
Il demeure tout de même réaliste sur sa situation : « Est-ce que je m’estime aujourd’hui être un entraîneur numéro 1 ? Je vais vous dire, je n’ai pas le package encore. Le terrain me parle beaucoup, la tactique, ça me parle. […] Je n’estime pas encore être un numéro un, mais je suis en train de le devenir. » Premier rendez-vous pour faire ses preuves : ce vendredi 18 septembre avec un déplacement à Monaco.
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