Présidentielle: Marine Tondelier estime que "personne n'aura raison seul" à gauche mais réaffirme pour l'heure sa candidature autonome
Marine Tondelier défend l'union de la gauche tout en maintenant à ce stade une candidature autonome. "Certains disent si les Verts soutiennent Jean-Luc Mélenchon, je m'en vais. Certains disent si les Verts soutiennent Raphaël Glucksmann, je m'en vais. Mais à la fin moi ce que je dis, et ce que pensent les adhérents: on prendra la bonne décision au bon moment", a déclaré la patronne des Écologistes ce jeudi 20 août en marge du lancement des universités d'été de son parti à Grenoble.
"Une partie de la gauche essaie de tuer une autre partie de la gauche et demande aux écolos de tenir la gâchette. Je veux que notre camp gagne", a-t-elle encore affirmé, ajoutant vouloir que "les écologistes fassent partie de la solution".
Pour autant, elle a également assuré être "évidemment candidate". "Mais est-ce que j'en fais un enjeu perso? Non (...) Mais je crains qu'il n'y en ait plus", a estimé celle qui a envoyé "un courrier pour écrire à tous nos partenaires en les alertant là-dessus", a expliqué Marine Tondelier.
Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier... Chez les Écologistes, le cœur balance. La patronne du parti, qui a appelé à des discussions à gauche "sans exclusive" pour tenter de s'unir en 2027, a estimé ce jeudi que "personne n'aura raison seul dans cette élection".
À huit mois de la présidentielle, Marine Tondelier avait déjà assuré dans un entretien à La Tribune dimanche être "prête à rediscuter avec tout le monde à gauche" et a proposé à ses homologues des "rencontres bilatérales" .
En interne, une partie des militants écologistes sont favorables à un rapprochement avec LFI , dont ils partagent les aspirations radicales. C'est notamment le cas de la députée Sandrine Rousseau et du président du conseil fédéral du parti Waleed Mouhali.
La présidente des députés écologistes Cyrielle Chatelain a elle aussi fait un pas vers les insoumis, en appelant à rouvrir des discussions avec eux et pas seulement avec le PS.
D'autant que les socialistes, avec qui les Écologistes ont pourtant noué des accords aux municipales et pour les prochaines sénatoriales, ont refusé l'idée d'une primaire ouverte avec les Verts pour la présidentielle, comme le réclamaient Marine Tondelier et le patron du PS Olivier Faure. Ils ont préféré opter pour une primaire plus restreinte, avec Place publique.
La crise climatique traversée par la France cet été pourrait modifier le vote de certains électeurs pour 2027 1:10 Yannick Jadot appelle à refonder la gauche Malgré ce camouflet, une partie des Écologistes penche nettement du côté du PS et du leader de Place publique Raphaël Glucksmann, qui devrait se déclarer très prochainement. C'est notamment le cas de Yannick Jadot, qui déplore un "non-choix pour conserver une unité qui n'est plus que de façade".
Yannick Jadot avait par ailleurs appelé dans un entretien avec Libération à rassembler le reste de la gauche "autour de la social-écologie", estimant que la rupture avec LFI est "consommée".
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