A Saint-Nazaire, le "chantier du siècle" débute pour restaurer le célèbre "Belem" pendant sept mois
A Saint-Nazaire débute un chantier de grande envergure pour le Belem, ce célèbre trois-mâts qui fête ses 130 ans cette année. Sa rénovation doit durer sept mois pour un coût estimé à 5,5 millions d'euros.
Il a fait une entrée majestueuse dans le port de Saint-Nazaire ce dimanche 13 septembre. Le Belem, construit au chantier nantais Dubigeon en 1896, s'apprête à connaître 7 mois de travaux, le "chantier du siècle" selon son propriétaire, la Fondation Belem Caisse d'Epargne.
Le Belem est en hivernage chaque hiver, pour des travaux d'entretien annuel indispensables à la préservation du navire. Mais cette année, le chantier est différent. Il s'agit de restaurer l'intégralité de la poupe du navire, construite en acier riveté.
En effet, l’acier s’est usé et a perdu de l’épaisseur au fur et à mesure des années et malgré les travaux d’entretien. Le chantier est donc urgent car le Belem risquait de perdre son autorisation de naviguer.
Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem Caisse d’Epargne explique que "durant ses 130 ans de navigation, la coque en acier du Belem n’a pas cessé de s’user : c’est un phénomène naturel, constant, surveillé de près".
"Si le Belem continue aujourd’hui de naviguer, c’est grâce aux soins que lui ont administrés ses différents armateurs tout au long de sa carrière à la mer. Aujourd’hui, cette nouvelle restauration intervient dans le cadre de la prudence face à l'usure naturelle", indique la déléguée générale.
"Bureau Véritas, l'organisme qui certifie le Belem à la mer, suit de près les pertes d'épaisseur d'acier de la coque du Belem. Au vu des derniers enregistrements, la Fondation a décidé de concentrer sur un seul hivernage la restauration intégrale de la coque du Belem, condition de reprise de la navigation en 2027".
Ces travaux avaient initialement été programmés sur une dizaine d'années. Tout faire cet hiver permettra des économies d'échelle et garantira la qualité de la restauration
En cale sèche, le Belem sera intégralement démâté pour la première fois depuis 1980, un véritable défi pour l'équipage du trois-mâts. Le trois-mâts sera ensuite délesté (225 tonnes d’acier réparties en 4 500 gueuses de fonte). Ce lest permet à l’ancien navire de charge d’être stabilisé en mer.
Le Belem sera enfin intégralement dépouillé de ses aménagements (décloisonnage) et de l’ensemble de ses équipements.
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