La famille terrestre et céleste de Jésus. Commentaire de l’Évangile du mardi 22 septembre
« La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver ». La scène évangélique nomme la mère, mentionne les frères… mais où est le père ? Cette absence n’est pas un détail. Elle révèle, en creux, la présence du Père éternel, Celui qui est aux cieux. Lorsque Jésus définit sa vraie famille, il élargit la filiation naturelle à une filiation spirituelle : « ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique ». Il n’évoque pas le père terrestre, car il est tourné de tout son être vers son Père et notre Père.
Cette présence du Père, silencieuse mais réelle, traverse l’Évangile comme un fil discret. Par exemple, chez l’évangéliste Marc, Jésus promet à celui qui aura quitté à cause de lui « une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre » de recevoir sur cette terre « le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres » (Mc 10,29-30). Point de père à recevoir sur cette terre parmi les récompenses d’une vie à la suite du Christ. Les liens humains (mère, frères, terres…) peuvent se multiplier et se recevoir au centuple. Le Père, Lui, ne substitue pas, ne se multiplie pas. Il demeure unique.
L’absence de la mention du père, aussi bien chez Luc que chez Marc, recentre notre cœur vers le Père céleste, origine et fin de notre vie. Alors redisons aujourd’hui : « Notre Père, qui es aux cieux… ».
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