Abonnements : comment économiser des centaines d’euros par an en faisant le tri
Plateformes vidéo ou musicales, box Internet, forfaits mobiles, cloud, applications, salle de sport ou petites assurances… Les prélèvements s’accumulent sans toujours attirer l’attention. Pourtant, un abonnement de 10 € par mois coûte 120 € par an. Rien que pour leurs abonnements numériques, près de la moitié des Français consacrent entre 20 et 50 € par mois, tandis qu’un quart dépasse les 50 € mensuels (25 %) selon une étude de Spliiit, qui propose le partage d’abonnement entre particuliers , soit une option parmi d’autres pour alléger la note.
« Les consommateurs veulent continuer à profiter de leurs services numériques tout en gardant le contrôle sur leur temps et leur budget, assure Jonathan Lalinec, co-fondateur de Spliiit. Cette recherche d’équilibre explique pourquoi les Français rationalisent davantage leurs abonnements et recherchent des solutions plus flexibles et économiques. »
Certaines applications bancaires classent automatiquement les dépenses, mais un tableau suffit. « Il faut surveiller régulièrement ses comptes et s’interroger sur chaque prélèvement que l’on ne reconnaît pas » , conseille Olivier Gayraud, responsable litiges à la CLCV. Attention, le libellé affiché peut être celui d’un intermédiaire de paiement et non du service souscrit.
Une période d’essai gratuite doit également être inscrite dans l’agenda, avec une alerte quelques jours avant son terme. Quant au partage d’un compte ou au transfert d’un abonnement, ils ne sont possibles que si le contrat l’autorise. En téléphonie, le relevé d’identité opérateur, ou RIO, permet de connaître la durée d’engagement restante. En cas de changement d’opérateur, mieux vaut laisser le nouveau prestataire effectuer la résiliation et la portabilité. Depuis juin 2023, les contrats pouvant être souscrits en ligne doivent également pouvoir être résiliés électroniquement, grâce à une fonctionnalité facilement accessible.
Le tri doit aussi intégrer les extensions de garantie et les assurances affinitaires notamment proposées avec un téléphone, un voyage ou un appareil électroménager . Elles peuvent, en effet, faire double emploi avec l’assurance habitation ou les garanties d’une carte bancaire haut de gamme. L’exemple le plus connu reste celui de l’assurance scolaire : « Il faut bien protéger ses enfants, mais vérifier d’abord s’ils ne sont pas déjà couverts », conseille Olivier Gayraud.
Une offre à 5 € peut aussi cacher un tarif promotionnel limité aux premiers mois. Avant de valider, vérifiez le prix qui s’appliquera ensuite, la durée d’engagement, les modalités de renouvellement et les conditions de sortie. « Le principe reste que le contrat signé s’applique » , prévient le responsable de la CLCV. Si le professionnel refuse la résiliation, commencez par une réclamation écrite auprès du service client, en conservant les justificatifs. Un contrôle tous les six mois, et au minimum une fois par an, évite ainsi que des abonnements devenus inutiles ne s’installent durablement dans le budget.
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