Guerre au Moyen-Orient : Téhéran refuse de discuter avec Donald Trump ; des attaques houthistes
Le chef de la plus haute instance sécuritaire de l’Iran a rejeté mardi 15 septembre tout dialogue en l’état avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, après que Donald Trump s’est dit « ouvert » à la discussion.
« Ne vous laissez pas distraire par les signaux contradictoires du président américain, qui alterne entre pas de négociations et nous sommes prêts à discuter » avec l’Iran, a écrit sur X le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohsen Rezaï. « Aucune discussion tant que les conditions de l’Iran ne seront pas remplies. Point final ! » , a ajouté Mohsen Rezaï dans un message en anglais qui apparaît comme une réponse directe aux propos de Donald Trump lundi.
Le président américain avait une nouvelle fois affirmé être « ouvert » à la discussion avec Téhéran. « La nation iranienne défaillante veut conclure un accord, rapidement et désespérément. Je déciderai si les États-Unis choisiront ou non de s’engager – une idée à laquelle nous restons ouverts » , a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.
Une série d’attaques menées par les Houthis du Yémen à l’aide de missiles balistiques et de drones a blessé 13 civils lundi dans le sud de l’Arabie saoudite, a annoncé la coalition militaire dirigée par Riyad contre les rebelles pro-iraniens.
« Lundi 14 septembre 2026, la milice a lancé des attaques contre des biens civils dans les villes de Khamis Mushait, Abha et Taïf à l’aide de plusieurs missiles balistiques et drones, ce qui a entraîné des blessures légères à modérées pour treize civils, ainsi que des dommages à sept maisons et deux véhicules » , a écrit sur X un porte-parole de la coalition.
Le ministère américain de la défense a reconnu, dans un rapport publié lundi, une « pénurie » de munitions liée à la guerre en Iran, un constat que l’administration Trump avait pourtant largement refusé de confirmer ces derniers mois.
Le rapport de l’inspecteur général du Pentagone estime qu’entre le 28 février et le 30 juin, l’opération « Fureur épique » contre l’Iran a coûté environ 33,4 milliards de dollars, dont 22,3 milliards dépensés uniquement en munitions tirées.
« Les dépenses en munitions lors de l’opération Fureur épique ont provoqué une pénurie sur les inventaires stratégiques et révélé des goulots d’étranglement au sein des industries pour le renouvellement des munitions, » relève le document. Le rapport souligne toutefois les mesures prises par le ministère pour accélérer la production.
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