L’agence de notation Fitch maintient la note A + de la France et sa perspective stable
L’agence de notation Fitch a annoncé ce vendredi 28 août 2026 qu’elle maintenait à A + la note de la dette française, qui symbolise la confiance que les prêteurs doivent avoir dans la capacité de la France à rembourser ses dettes. En septembre 2025, Fitch avait abaissé la note de la France d’un cran, à A + avec perspective stable. Cette note traduisait une dette jugée « de qualité moyenne supérieure ».
La notion de perspective stable signifie qu’elle n’envisage pas de la modifier à court ou moyen terme, malgré des estimations de déficit public plus élevées. Fitch a relevé dans son communiqué que la France disposait d’ « une économie importante, diversifiée » ainsi que d’ « un secteur bancaire solide », et « d’une base d’investisseurs diversifiée » , même si elle était pénalisée « par un endettement élevé et en hausse, un contexte politique et social rendant difficile l’assainissement budgétaire, ainsi qu’un faible potentiel de croissance » .
Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, prend acte de la décision de l’agence Fitch. Le gouvernement reste pleinement mobilisé pour contenir le déficit public et la dette, dans un cadre responsable et équilibré, afin de garantir dans la durée la stabilité financière ainsi que la compétitivité et la croissance de l’économie française, a-t-il exprimé dans un communiqué.
Lors de sa précédente actualisation, début mars, l’agence saluait la relative solidité de l’économie française et de ses institutions, tout en pointant une dette publique élevée et un contexte politique limitant les marges de manœuvre budgétaires. Elle tablait alors sur un déficit public de 4,9 % pour 2026, proche de l’objectif gouvernemental de 5 %.
Mais depuis l’actualisation de mars, la situation s’est dégradée. La guerre en Iran et la hausse du prix du pétrole ont pesé sur la croissance et réduit les rentrées fiscales. Lors d’une déclaration à la presse, le ministre de l’Économie , Roland Lescure, a lui-même reconnu que l’objectif de 5 % de déficit serait « difficile à atteindre » . Et le gouvernement a révisé à deux reprises ses prévisions de croissance : de 1 % à 0,9 % en avril, puis à 0,7 % en juillet.
La dette publique française dépasse désormais 3 500 milliards d’euros, soit 117 % du PIB, un niveau historiquement élevé. Sa charge (le total des intérêts payés par la France) s’est nettement alourdie, passant de 29,1 milliards d’euros sur le premier semestre 2025 à environ 34,5 milliards sur la même période en 2026, sous l’effet d’un refinancement à des taux plus élevés qu’il y a quelques années.
L’agence de notation financière S & P, anciennement connue sous le nom de Standard & Poor’s, avait déjà abaissé la note de la France à A + à l’automne dernier. Tandis que Moody’s maintient sa notation à Aa3 , en catégorie « qualité haute ou bonne ». Ces deux agences doivent de nouveau se prononcer sur la dette de la France dans les mois qui viennent.
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