Matelas d’eau, ventilateurs… Au salon de l’élevage, on s’arrache ces équipements rafraîchissants après les canicules
Vous connaissiez l’oreiller à mémoire de forme ? Voici le matelas à eau refroidissant. Il est pour l’instant réservé aux bovins pour lutter contre les coups de chaleur qui les font souffrir et chuter la production de lait. Une technologie qui a attiré de nombreux curieux, cette année, au Space, le salon de l’élevage de Rennes .
Grâce à ce lit aquatique, la chaleur des vaches est récupérée dans l’eau, qu’on refroidit ensuite grâce à un groupe frigorifique. « Une ferme équipée nous a rapporté que lors des fortes températures, elle n’avait perdu que deux litres de lait par vache et par jour, contre sept chez les voisins , rapporte Céline Huret, assistante commerciale chez Bioret, entreprise basée en Loire-Atlantique. On constate un intérêt croissant pour ce matelas, après les canicules de cet été. »
Sous son brasseur d’air qu’il surnomme « brasseur hélicoptère » , Jean-Marc Cazée, chef de produit ventilation au sein du groupe JLC, témoigne, lui aussi, de cet engouement pour les équipements capables d’apporter un peu de fraîcheur. « L’épisode qu’on a vécu cet été a été très marquant. Beaucoup d’éleveurs ne veulent plus jamais revivre cela et on fait face à un vrai pic de la demande. Ces prochains mois, on va pouvoir organiser les poses en bâtiments qu’on n’a pas pu faire en juillet et août » détaille le spécialiste.
Lire aussi : « À 30 °C, les animaux ne récupéraient pas ». La Région lance un plan de 12 millions d’euros pour refroidir les élevages
Au fil des étés, la connaissance des industriels s’affine grâce à l’expérience de leurs clients éleveurs. « On se rend compte que ce qui est idéal, au-delà d’une trentaine de degrés, c’est d’avoir, en plus d’un brasseur d’air, un système de douchage, précise Jean-Marc Cazée. Et les vaches adorent ça : allumez la douche et elles rappliquent toutes. »
Dans un hall voisin du Space, le leader mondial de la ventilation pour élevages hors sol accueille des clients en quête cette fois de solutions pour leurs volailles, porcs ou lapins. Dans son catalogue, il conseille un modèle de bâtiments notamment doté de parois sur lesquelles on fait couler de l’eau .
Une infrastructure qui a fait ses preuves en régions chaudes. « On en construit pour le Moyen-Orient ou le Maghreb, mais il faut s’attendre à en voir désormais en Bretagne, témoigne Gwendal Le Crom, responsable technique pour Skov, un groupe danois. Un éleveur des Deux-Sèvres l’a testé : quand il fait 42 degrés dehors, il ne fait que 28 à l’intérieur. »
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ouest-france.fr — le contenu appartient à Ouest-France.