Abords de Notre-Dame de Paris : la Ville renonce au réaménagement des sous-sols du parvis
Alors que Notre-Dame de Paris a retrouvé depuis fin 2024 ses millions de visiteurs et fidèles, les travaux se poursuivent sur les extérieurs de la cathédrale. Il s’agit désormais de compléter la restauration de l’édifice, avec la reprise des arcs-boutants, rosaces, sacristie, bien dégradés par la pollution et le temps avant même l’incendie de 2019. Des travaux sont programmés jusqu’en 2033. En parallèle, un autre grand chantier a démarré, c’est le réaménagement des abords du joyau gothique.
Ce projet de réhabilitation, estimé globalement à 50 millions d’euros, lors de sa présentation en 2024 par la ville de Paris, vise à créer un écrin qui « valorise l’exceptionnel patrimoine », tout en « adaptant » la zone au réchauffement climatique et en « améliorant l’accueil de public ». L’espace concerné comprend le grand parvis, la rue du Cloître-Notre-Dame (dont l’aménagement est quasiment achevé), les jardins le long des berges de la Seine et en continuité tout l’arrière de la cathédrale avec les squares Jean XXIII et d’île de France, au bout duquel se trouve le Mémorial des martyrs de la déportation.
Tout l’aménagement se fera en surface, la ville ayant finalement abandonné son projet initial d’aménagement du sous-sol du parvis, avec son parking sur deux niveaux inutilisé. Le projet y prévoyait accueil public, café, vestiaire… avec des ouvertures sur le quai bas de la Seine. « La préfecture d’Île-de-France nous a fait part de risques en cas d’inondations notamment », a indiqué Thomas Chevandier, maire-adjoint en charge de l’espace public, qui regrette l’abandon du projet.
Cela permet néanmoins à la ville « d’augmenter le nombre d’arbres qui seront plantés », relève Ariel Weil, le maire PS de Paris-Centre. Finalement, il y aura au total 360 arbres sur l’ensemble du projet autour de la cathédrale, pour 180 existants aujourd’hui. Une collection de 25 essences résistantes aux fortes chaleurs urbaines (micocouliers, érables, chênes…) a été choisie, avec le souci de « garder le caractère hétérogène des plantations actuelles et de créer des couloirs de biodiversité », a détaillé le paysagiste Bas Smets.
Il rappelle aussi que le parvis sera intégralement refait, avec un dallage plus clair. Une fine lame d’eau de 5 millimètres, alimentée avec de l’eau de pluie récupérée en hiver, sera activée ponctuellement l’été « pour rafraîchir l’air par évaporation ». Les travaux vont s’échelonner jusqu’en 2030.
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