Procès d’Othmane Garrido : un pionnier du djihad français en Syrie "né dans la radicalité"
Le procès d’Othmane Garrido a débuté ce lundi 14 septembre au tribunal de Paris. La cour d’assises juge un des pionniers du djihad français en Syrie. Élevé par un père radicalisé, ancien membre de Daesh, l’homme, accusé d’avoir participé à une décapitation, affirme aujourd’hui être repenti.
D epuis les vagues d’attentats djihadistes subis par la France , un mot a fait sa place dans tous les débats : « endoctrinement ». Le procès qui s'ouvre au tribunal de Paris, ce lundi 14 septembre, semble en être une démonstration chimiquement pure. Othmane Garrido, djihadiste français qui a combattu en Syrie, n’a presque connu que l’islamisme pendant toute son existence. Contrairement à bon nombre de jeunes français partis en Syrie au mi-temps des années 2010, lui n’a pas choisi cette voie après une adolescence chaotique : son père, radicalisé, en a fait un enfant du djihadisme très jeune.
La notion de « dérive sectaire » et sera d’ailleurs l’objet d’une partie des discussions sur les huit jours de procès qui se déroule devant une cour d’assises spécialement composée. Sa déradicalisation, qu'il revendique, en sera un autre. Il est notamment accusé de participations à une association de malfaiteurs terroriste et ainsi que pour un assassinat en relation avec une entreprise terroriste, plus précisément, la participation à une décapitation.
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