À la Biennale de Lyon, les artistes pansent la terre blessée
Entrez dans le ventre de la baleine ! Dans la halle principale des Grandes Locos, un monstre de textile, créé par Laure Prouvost, avale les visiteurs.
Dans son estomac, des poignées de terre, des plantes écrasées et une marée de canettes vides gisent, comme les vestiges d’une grande fête planétaire qui semble désormais terminée.
Commissaire de cette 18e Biennale d’art contemporain de Lyon, l’Australienne et Berlinoise Catherine Nichols a convié 120 artistes de 42 nationalités à investir, jusqu’au 13 décembre, différents lieux de la métropole.
Aux Grandes Locos , anciens ateliers ferroviaires, des œuvres monumentales, habilement mises en scène, évoquent nos paysages bouleversés par l’industrie.
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