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Les États-Unis avouent avoir des armes en orbite prêtes à défendre ses intérêts

Clubic ·
Les États-Unis avouent avoir des armes en orbite prêtes à défendre ses intérêts

Pour la première fois, un responsable américain vient de confirmer officiellement l'existence d'armes spatiales opérationnelles, ce qui pourrait relancer, pour ne pas dire accélérer la course à l'armement dans l'espace.

La course à l'armement s'étend désormais de manière très concrète à l'espace et à ce qui se passe au-dessus de nos têtes. Dans la nuit de lundi à mardi, lors de la conférence Air, Space & Cyber à National Harbor, le secrétaire de l'US Air Force Troy Meink a lâché une phrase que personne n'attendait vraiment sous cette forme. Ce dernier a reconnu que les États-Unis possèdent des « armes de contrôle spatial » déjà en orbite, prêtes à défendre les intérêts américains face à des menaces jugées hostiles, qui viendraient par exemple de la Chine ou de la Russie, ses adversaires. Le responsable n'a toutefois pas donné de détail technique sur ces équipements.

Jusqu'ici, Washington cultivait plutôt le flou sur ce sujet ultra-sensible. En 2022 encore, John Raymond, premier chef des opérations spatiales du service, préférait parler de dissuasion pacifique, assurant que la mission première de son armée était de « dissuader la guerre » plutôt que de préparer une riposte. Le ton a nettement changé depuis, et de l'eau a coulé sous les ponts. Troy Meink, lui, a affirmé il y a quelques heures que les États-Unis disposent désormais, sur orbite, de systèmes « capables de défendre la force interarmées contre des adversaires hostiles ».

Cette déclaration est d'ores et déjà jugée historique par certaines observateurs du secteur. Il faut avouer que jusqu'à maintenant, aucun responsable américain n'avait encore jamais fait une telle révélation. La formulation reste en tout cas assez vague pour vraiment impressionner la Chine ou la Russie.

Le mystère demeure entier sur la nature exacte de ces équipements. Troy Meink n'a donné aucun détail technique, refusant de préciser le type d'arme, sa date de déploiement ou son mode de fonctionnement, allant même jusqu'à dire aux journalistes américains qu'il ne parlerait « pas des spécificités de ce que nous faisons, que ce soit testé ou non ». Une opacité totalement assumée donc, présentée comme un choix stratégique, plutôt qu'une omission gênante.

Pourquoi les USA cultivent le mystère sur leurs armes spatiales Alors pourquoi rester aussi vague ? Le secrétaire de l'Air Force a été clair sur ce point. Pour lui, trop en dire nuirait à l'effet recherché. Il a assuré que sa formulation était « bien réfléchie », ce qui suggère que l'ambiguïté fait ici office d'arme à part entière, presque aussi dissuasive que la technologie elle-même. Troy Meink en a profité pour glisser deux autres annonces majeures durant son discours, avec le lancement, dès ce mois-ci, de prototypes pour la future constellation de satellites de surveillance aérienne AMTI, et surtout la confirmation que les intercepteurs spatiaux du programme Golden Dome de Donald Trump sont désormais « prêts au vol ».

Des experts penchent tout de même vers une piste précise concernant les fameuses armes de contrôle spatial.

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