En mission hors de l'ISS, l'astronaute Sophie Adenot va devenir la première Française à sortir dans l'espace
L'astronaute française Sophie Adenot va devenir ce mardi 18 août 2026 la première Française à réaliser une sortie extravéhiculaire hors de la Station spatiale internationale (ISS). Accompagnée par l'astronaute américain Anil Menon, elle aura pour mission de remplacer une antenne de communication défectueuse. Une opération de taille, mais aussi une véritable sortie dans l'espace : le rêve de tout astronaute.
L'astronaute française Sophie Adenot va sortir ce mardi 18 août 2026, à 14h35 (heure française, 12h35 TU) de la Station spatiale internationale ( ISS ), pour une mission qui devrait durer près de six heures et demie.
Une longue sortie qui doit permettre de remplacer une antenne de communication défectueuse de l'ISS. Un objet volumineux d'1m80 et de 90kg qu'il faut sécuriser, dévisser et transporter avec le bras robotique de l'ISS. Accompagnée de l'astronaute américain Anil Menon, Sophie Adenot devra ensuite faire tout l'inverse avec l'antenne de rechange.
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Si l'opération est aussi longue, c'est aussi à cause du scaphandre des astronautes. Ce dernier, équipé d'un litre d'eau, gonflé d'oxygène, sous pression, est très rigide, et complique la mobilité des astronautes. Chaque mouvement est une épreuve physique.
La combinaison est également munie d'un système de régulation de la température. Car les phases de jour et de nuit vont alterner toutes les 45 minutes, faisant varier la température extérieure de -150°C à l'ombre à 150°C au soleil.
Sophie Adenot et Anil Menon seront guidés en temps réel par des opérateurs au sol et seront en permanence reliés à l'ISS par un câble en acier. Ils se déplaceront sur les parois de la station en accrochant puis en décrochant leurs mousquetons.
Quitter la protection de la station spatiale internationale et plonger dans le vide spatial est toujours un moment attendu par les astronautes, qui n'ont pas tous la chance de réaliser de telles sorties. Une expérience « impressionnante », selon le Français Thomas Pesquet.
« On bascule la tête la première, donc c'est un peu impressionnant , témoignait l'astronaute auprès de RFI en 2017 . Si c'est de nuit, on ne voit absolument rien, donc on bascule vers un trou noir, mais ce n'est pas plus rassurant. Je pense que c'est plus rassurant de voir la Terre parce qu'au moins on a des références visuelles. Sinon, on a juste nos petites lampes sur le casque qui nous éclairent. »
Des petites lampes qui éclairent pendant 5 à 8 heures, soit la durée moyenne des sorties extravéhiculaires.
S'ils sont en avance sur leur programme, Sophie Adenot et Anil Memon pourraient en profiter pour observer le spectacle, prendre quelques photos de la Terre sur commande ou simplement pour soi. Mais rien n'est moins sûr. Selon Hervé Stévenin, entraîneur de Sophie Adenot pour les sorties extravéhiculaires, l'astronaute « ne passera pas beaucoup de temps à contempler l'extérieur ».
« Vous voyez la Terre 400 kilomètres en dessous, vous flottez dans le scaphandre… Ce n'est pas très confortable.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.rfi.fr — le contenu appartient à RFI.