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Cet homme a failli licencier Steve Jobs, a refusé d’acheter un tiers d’Apple pour 43 000 €… mais ne le regrette pas

Ouest-France ·
Cet homme a failli licencier Steve Jobs, a refusé d’acheter un tiers d’Apple pour 43 000 €… mais ne le regrette pas

Vous connaissez sûrement cette situation : vous cherchez des billets de train sur le site de la SNCF. Vous en trouvez, mais quand vous voyez le prix, vous hésitez. Ils sont un peu chers, mais après tout, pour voir votre papi une fois dans l’année, ça vaut le coup, non ? Vous êtes paralysé(e) par le choix et reportez la décision à plus tard. Mais voilà que deux jours plus tard, vous vous souvenez que vous n’avez toujours pas acheté les billets et vous vous rendez de nouveau sur le site de la compagnie ferroviaire. Et là, vous tombez du ciel : les prix sont inabordables. Un grand sentiment de regret vous envahit.

On a tous ressenti au moins une fois cette envie de revenir en arrière et de remonter le temps. Pour certains, ce désir peur parfois être immense, à la hauteur d’une grande opportunité manquée. Comme celui de cet homme, qui, il y a cinquante ans, a eu l’occasion d’acheter un tiers de l’entreprise Apple pour seulement 50 000 dollars (43 000 euros), alors qu’aujourd’hui, sur les marchés financiers, la marque à la pomme a une valeur d’environ 4 800 milliards de dollars, soit plus de 4 137 milliards d’euros. L’édition du soir vous raconte l’histoire de Nolan Bushnell, entrepreneur américain, qui a refusé l’affaire de sa vie.

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Pour tout comprendre, il faut remonter plus de cinquante ans en arrière. Nolan Bushnell est cofondateur de l’entreprise de développement de jeux vidéo Atari. En 1974, un jeune technicien de 19 ans rejoint son entreprise, retrace Le journal du geek . Très vite, cet employé devient la cible de nombreuses plaintes de la part de ses coéquipiers qui le trouvent trop caractériel et incapable de travailler en équipe. Selon eux, il impose son avis sur des sujets qu’il ne maîtrise pas et critique le travail de ses collègues.

Cet employé est le jeune Steve Jobs, fondateur d’Apple. « Steve était sur le point d’être licencié parce qu’il ne s’entendait pas bien avec ses collègues, alors je lui ai dit : “Bon, je vais t’affecter à l’équipe de nuit du service technique…”, même si, à l’époque, cette équipe n’existait pas encore », relaie le magazine Game Developer les propos du fondateur d’Atari, en 2011.

En 1976, Steve Jobs cofonde l’entreprise Apple Computer Inc. Il propose alors à son patron d’acheter un tiers de la société. Si le fondateur d’Atari décline, il ne laisse pas son employé sans options. Selon Le journal du Geek , Nolan Bushnell va l’orienter vers une personne, qui met en relation Steve Jobs avec son premier investisseur : Mike Markkula. Ce dernier va acheter la part proposée à Nolan Bushnell à un prix cinq fois plus élevé.

Aujourd’hui, s’il avait accepté l’offre de Steve Jobs, la part de Nolan Bushnell vaudrait environ 1 000 milliards de dollars, estime le magazine Fortune . Mais à l’époque, le succès d’Apple était difficilement envisageable.

L’ancien patron de Steve Jobs n’est pourtant pas le premier entrepreneur à être passé à côté de plusieurs milliards d’euros.

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