Ne plus se laver pour séduire : qu’est-ce que le « pheromone maxxing », tendance basée sur un raisonnement simpliste ?
Trois jours sans douche avant un rendez-vous amoureux, puis une douche… avant de remettre le même tee-shirt imprégné de transpiration. C’est la méthode de séduction revendiquée par de nombreux influenceurs américains suivis par plusieurs millions de personnes sur TikTok . Selon eux, cela leur permettraient de créer une sorte de « nuage de phéromones » susceptible d’attirer les femmes, explique 20 Minutes .
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Pour comprendre comment la douche a pu devenir l’ennemie supposée de la séduction, il faut remonter au « looksmaxxing ». Né dans des forums masculinistes en ligne, ce terme désigne la recherche d’une optimisation maximale de l’apparence physique par les soins de la peau, l’alimentation ou l’entraînement, mais parfois aussi par des pratiques beaucoup plus extrêmes, comme le « bonemashing », une tendance dangereuse qui consiste à se frapper volontairement le visage dans l’espoir d’en modifier la forme.
Sur TikTok, cette logique s’est à nouveau déclinée en « pheromone maxxing ». Moins de shampoing, moins de douches, pas de déodorant et des vêtements parfois portés plusieurs jours afin de préserver au maximum son odeur corporelle.
Certains adeptes assurent déjà constater des résultats. Nikodem, créateur de contenu, raconte avoir cessé de se laver les cheveux et affirme recevoir depuis davantage de compliments de femmes. À ses yeux, les phéromones seraient plus efficaces pour séduire que les parfums artificiels. Raphael, qui publie autour de la musculation et de l’auto-optimisation, dit lui aussi recevoir davantage de compliments sur son odeur depuis qu’il a abandonné le parfum. D’autres vont plus loin. Dans une vidéo rapportée par 20 Minutes , un adolescent explique faire couler l’eau de la douche sans entrer dedans pour faire croire à sa mère qu’il s’est lavé. « J’utilise la méthode de la fausse douche pour pouvoir continuer le « pheromone maxxing ». Prends ça, maman ! » , lance-t-il.
Derrière le « maxxing », on retrouve des communautés en ligne qui diffusent un discours haineux vis-à-vis des femmes, selon France Info .
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Sur le papier, le raisonnement emprunte bien quelque chose à la biologie. Chez les animaux notamment, les phéromones permettent de transmettre des informations entre individus d’une même espèce et peuvent intervenir dans la reproduction.
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Cependant, chez l’être humain, aucune phéromone sexuelle n’a à ce jour été identifiée de façon suffisamment solide. Le biologiste de l’ Université d’Oxford Tristram Wyatt, cité par le magazine SoSoir , a ainsi étudié plusieurs molécules présentées comme de potentielles phéromones humaines sans trouver de preuves solides permettant de leur attribuer ce statut.
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