L’activité physique protège le cerveau : oui, mais pas n’importe laquelle
Il y a beaucoup à gagner avec l’activité physique. C’est un moyen de se maintenir en forme , de lutter contre de nombreuses maladies comme celles du cœur, mais aussi de prendre de soin de sa santé mentale . La littérature scientifique montre également comment elle permet de lutter contre les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer. Mais par activité physique, on entend généralement une pratique modérée et choisie. Pourtant « l’activité physique de loisir ne représente qu’une infime partie de l’activité physique totale à l’échelle mondiale » , remarque le site PsyPost .
Une nouvelle étude, parue en septembre 2026 dans la revue The Lancet public health , offre un regard complémentaire, en s’intéressant aux efforts au travail. « Les recherches cardiovasculaires suggèrent un « paradoxe de l’activité physique », selon lequel l’exercice pratiqué pendant les loisirs est bénéfique pour la santé, contrairement à un travail physiquement exigeant. Nous voulions déterminer si ce paradoxe s’applique également au risque de démence », explique, au média spécialisé, Natan Feter, l’un des auteurs de l’étude.
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Afin de déterminer si ce même paradoxe existe pour le déclin cognitif, les chercheurs un procédé à une vaste méta analyse, s’appuyant sur 74 études de cohorte. Au total, les données de plus de 4,2 millions de personnes, âgées de 45 à 93 ans, réparties dans 30 pays et suivies pendant une durée médiane de 10 ans, ont été étudiées. Résultats : si l’activité physique de loisir était effectivement associée à une diminution de 24 % du risque de démence, l’activité physique professionnelle était associée à une augmentation de 20 % du risque. Trajets et déplacements professionnels étaient aussi liés à des risques accrus (plus 10 %), tandis que les tâches domestiques entraînaient une baisse de 15 % des risques.
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Comment expliquer de telles différences ? La publication ne peut se montrer affirmative, mais des commentaires avancent plusieurs pistes. « L’activité physique professionnelle est souvent répétitive, peu variée, imposée et associée à un stress chronique ou à une exposition à des produits toxiques » , suggère l’un d’eux. Autre possibilité, le temps libre disponible pour faire du sport reste inégalement réparti selon le niveau de revenu et le type d’emploi occupé, ce qui pourrait aussi jouer un rôle de facteur confondant.
Pour les auteurs de l’étude, ces résultats suffisent néanmoins pour prendre des mesures de prévention. « Les stratégies de santé publique pour la prévention de la démence devraient garantir un accès équitable à des espaces sécuritaires pour l’exercice physique, un temps de loisirs suffisant et des mesures d’atténuation des risques en milieu professionnel », écrivent-ils.
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