"La vision était juste": l'ex-ministre de l'Économie Éric Lombard admet "ne pas avoir toujours compris les conclusions que tirait" Emmanuel Macron et regrette le manque "d'exécution de ses politiques"
L'ancien ministre de l'Économie, de l'Industrie et des Finances Éric Lombard évoque aussi "la vision juste" d'Emmanuel Macron qui "a donné beaucoup de résultats positifs" lors de son premier quinquennat. Environ un an après avoir quitté le ministère de l'Économie, de l'Industrie et des Finances, Éric Lombard tire le bilan de ses dix mois passés à Bercy . Dans son livre Dis pas ça, tu vas finir par te faire virer… (Albin Michel) paru ce mercredi 2 septembre, il revient sur cette expérience et sur sa relation avec le président de la République, Emmanuel Macron. Il loue, sur RTL ce jeudi, la "capacité de dialogue et de relation humaine absolument exceptionnel" du chef de l'État. Mais, il explique aussi ne "pas avoir toujours compris les conclusions qu'il tirait".
L'ancien ministre, qui dresse un bilan "très positif" de son expérience, a aussi constaté "une culture qui manque chez certains responsables politiques français : celle de l'exécution".
Résultat, même si "la vision était juste", avec "un premier quinquennat qui a donné beaucoup de résultats positifs", "sur l'exécution des politiques au bout d'un moment, ça ne s'est pas fait", regrette Éric Lombard chez nos confrères de RTL.
Dans son livre, l'ancien locataire de Bercy revient aussi sur les négociations avec les autres partis politiques pour trouver un compromis sur le budget. "J'étais prêt à ce que ça casse, j'en avais informé le Premier ministre", se souvient Éric Lombard. Interrogé sur les discussions budgétaires à venir pour l'année 2027, il dit "soutenir complètement la démarche de Sébastien Lecornu" et estime que "c'est possible politiquement que ça passe", soulignant "l'enjeu important pour le pays".
Les discussions, qui doivent débuter cet automne, s'annoncent tendues pour le gouvernement qui présentera son projet de budget à la fin du mois de septembre . Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France Insoumise et candidat à l'élection présidentielle, a déjà averti que son parti censurerait le gouvernement Lecornu sur ce texte "qui va aggraver tous les maux" de l'économie française. Le chef du Parti socialiste Olivier Faure, lui aussi candidat à la présidentielle , a également laissé entendre que le projet de budget ferait l'objet d'une censure du gouvernement. De son côté, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a lui assuré que son parti n'excluait "rien par principe".
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