Besançon: quatre Roumains condamnés pour avoir tenté d'enlever une fille de leur famille
La mère, le père, la tante et le frère d'une jeune fille de 17 ans ont été condamnés à de la prison ferme, mercredi 23 septembre à Besançon. Cette dernière avait été placée à l'Aide sociale à l'enfance après des violences et une tentative d'enlèvement de la part de sa famille, qui refusait sa relation amoureuse avec un homme. Quatre Roumains ont été condamnés mercredi 23 septembre à de la prison ferme par le tribunal judiciaire de Besançon, pour avoir tenté d'enlever une adolescente de leur famille dont ils désapprouvaient la relation amoureuse afin de la ramener en Roumanie.
La mère de la jeune femme écope de deux ans de prison ferme pour tentative d'enlèvement d'enfant, violences commises en réunion avec préméditation et menaces. Son père a quant à lui été condamné à 18 mois de prison ferme, tandis que sa tante et le frère de cette dernière ont écopé de six mois de prison ferme, conformément aux réquisitions du parquet.
La jeune fille avait été placée à l'Aide sociale à l'enfance après des violences subies de la part de ses parents qui refusaient sa relation avec un homme d'origine macédonienne.
Parmi les sévices subis par l'adolescente, plusieurs ont été perpétrés par sa mère. Cette dernière a par exemple tenté de vérifier l'état de sa virginité en lui écartant les jambes devant d'autres femmes de sa famille, puis lui a tondu les cheveux après avoir appris qu'elle avait eu une relation sexuelle avec son petit ami.
"J'étais inquiète pour ma fille", a tenté de justifier la mère lors de l'audience du 23 septembre. "Au sein de notre communauté, les relations sexuelles hors mariage ne sont pas autorisées. C'est notre culture", a-t-elle avancé, affirmant qu'une "relation entre une Roumaine et un Macédonien n'est pas possible".
Le climax de ces violences s'est soldé en février 2025, par une tentative d'enlèvement. Alors que l'adolescente de 17 ans était déjà placée à l'Aide sociale à l'enfance et que sa famille avait interdiction de la contacter, ils s'étaient rendus chez la famille du petit ami.
Après avoir proféré des menaces et des insultes, des personnes cagoulées, qui n'ont pas été identifiées lors de l'enquête, ont traîné de force la jeune fille dans une voiture pour la ramener en Roumanie. Le véhicule a été intercepté à la frontière franco-allemande.
"J'étais terrifiée à l'idée de devoir vivre recluse en Roumanie", avait déclaré la jeune femme lors de l'instruction. Son avocate, Me Céline Party, a qualifié la condamnation de sa famille de "soulagement": "la justice est passée et que ma cliente a été entendue par rapport à tout ce qu'elle a pu dénoncer", a-t-elle réagi.
"C'est une peine qui, même si elle est sévère, me paraît conforme à la réalité de ce dossier", a de son côté déclaré à l'AFP l'avocat de la principale prévenue, Yacine Hakkar, qui a dit lui avoir conseillé de ne pas faire appel.
Les condamnés ont interdiction d'entrer en contact avec les victimes, et de séjourner à Besançon, pendant trois ans.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.bfmtv.com — le contenu appartient à BFMTV.