Manifestation des lycéens : 3 000 professeurs remplaçants déployés… Le bilan du jeudi 8 octobre
Trois lycéens soupçonnés d’avoir participé à l’agression d’un policier en marge du mouvement lycéen à Belfort ont été mis en examen, alors que deux autres suspects l’avaient déjà été dans cette affaire, a indiqué le parquet.
Ils ont été placés sous contrôle judiciaire avec notamment l’interdiction de participer à une manifestation, a précisé dans un communiqué le procureur de Belfort, Paul-Édouard Lallois.
Les adolescents ont été mis en examen pour violences aggravées commises sur un fonctionnaire de police ayant entraîné une incapacité totale de travail n’excédant pas huit jours. Ces faits sont punis de 10 ans d’emprisonnement.
En poste depuis un an, Édouard Geffray s’est montré jusqu’ici plutôt discret, cultivant l’image d’un énarque calme et pragmatique. Confronté à la mobilisation des lycéens, le voilà subitement sur le devant de la scène.
Au total, 71 500 personnes ont manifesté jeudi en France, dont 24 500 à Paris, pour cette nouvelle journée de mobilisation des lycéens au cours de laquelle 504 interpellations ont été réalisées et 48 policiers et gendarmes blessés, a indiqué le ministère de l’intérieur.
Par ailleurs, le ministère, qui « note aujourd’hui une augmentation des violences urbaines » , a estimé à 55 000 le nombre de personnes ayant participé « à des actions devant des établissements scolaires, une partie seulement ayant rejoint les manifestations » .
Ils s’appellent Arthur, Inaya, Lucas, Elliott ou Chloé. Ces neuf élèves du lycée Nicolas Appert d’Orvault, près de Nantes (Loire-Atlantique) ont reçu entre midi et deux la visite du maire (centre droit) de leur commune, qui avait promis d’aller à leur rencontre la semaine dernière. « Je suis à votre écoute, montrez-moi tout ce qui ne va pas », a lancé Sébastien Arrouët, lui-même ancien élève de cet établissement de 1200 élèves.
Manque d’intimité dans les toilettes, soufflerie bruyante dans les salles de langues, plafond dégradé dans le self, fuites d’eau , fenêtres et salles de bain en mauvais état dans l’internat du lycée, infirmerie mal placée… les élèves ont fait le tour du lycée avec l’édile, racontant à quel point la canicule avait été compliquée à traverser.
Au cours de cette déambulation, les élèves ont aussi dénoncé des journées de cours à rallonge, compliquées à articuler avec les devoirs et les activités sportives, et des classes surchargées. « Quand on est 35 par classe en enseignement général, on a vraiment du mal à se concentrer », explique Arthur, 17 ans, en terminale.
« Ce que je retiens de cette visite, c’est un gros sujet autour du bâtiment et de son isolation, et un trop grand nombre d’élèves par classe » , a conclu Sébastien Arrouët, leur promettant d’écrire à la présidente de la Région pour accélérer les travaux de rénovation du lycée (une ligne budgétaire de 14 millions d’euros est prévue mais pas encore mise en oeuvre, selon la proviseure).
Il promet aussi d’écrire au ministre de l’éducation nationale pour alléger les effectifs par classe. « Je vois la même chose avec les écoles et ce n’est pas normal.
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