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Canicule: 1.243 morts en excès pendant la deuxième vague de chaleur de juillet

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Canicule: 1.243 morts en excès pendant la deuxième vague de chaleur de juillet

Le bilan de cet été s'aggrave. Dans une première estimation du bilan de la mortalité en France sur la période du 3 au 22 juillet, durant laquelle la France a connu une importante vague de chaleur , l'institut compte 1.243 morts en excès par rapport aux années précédentes.

Ces données concernent la vague de chaleur de la première partie de juillet, qui intervient après la canicule du 17 juin au 2 juillet. Si cette vague de chaleur a été "moins intense", elle a été plus longue et plus étendue, rappelle Sébastien Denys, de Santé publique France dans une conférence de presse.

La "majorité" de ces morts "en excès" concernent les plus de 75 ans, précise le bilan de Santé publique France, qui ajoute que toutes les tranches d'âge sont concernées à partir de 45 ans. Toutes les régions sont également concernées, sauf la Corse, qui a été moins exposée à la vague de chaleur. Le Pays de la Loire est la région le plus impactée, avec 21,4% de mort de plus qu'attendu.

Ces morts ont lieu dans "tous les lieux", comme les Ehpad et les hôpitaux, entre autres, avec un "signal fort" sur les morts à domicile, précise Santé publique France. L'institut ajoute que ces morts "toutes causes" confondues ne peuvent pas être imputées à la canicule avec certitude. Des analyses plus précises sont attendues à l'automne.

Le mercredi 22 juillet, Santé publique France publiait un premier bilan de la mortalité sur la période allant du 17 juin au 2 juillet, dans lequel l'institut établissait 5.764 décès excédentaires , dont la moitié en trois jours. Ce bond de la mortalité "toute cause", qu'il n'imputait pas directement à la canicule, a été constaté pour "toutes les classes d'âges à partir de 15 ans", écrivait alors l'institut.

Les deux tiers de cette mortalité concernent les personnes de plus de 75 ans, précisait alors Santé publique France, mais la période avait aussi vu une surmortalité importante chez les 45-64 ans, avec un bond de 55% par rapport à la mortalité attendue.

À ce bilan s'ajoutent également les 300 morts "toutes causes" excédentaires recensées pendant la première canicule de cette année, du 24 au 28 mai, plus précoce mais plus brève et moins intense. Si le bilan de l'été 2026 augmente, il reste loin des 15.000 personnes mortes pendant la canicule historique de 2003.

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