Un patient sur deux atteint de cancer affirme ne pas avoir été associé aux décisions concernant son traitement par radiothérapie
La Ligue contre le cancer publie une vaste étude sur la radiothérapie, à laquelle franceinfo a eu accès en exclusivité. Bien que l'efficacité de ce traitement soit largement documentée, de nombreux patients regrettent un manque d'informations de la part du corps médical.
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Article rédigé par Florence Morel France Télévisions Publié le 13/09/2026 07:05 Temps de lecture : 2min Des avancées médicales indiscutables , mais des progrès à faire sur le plan humain. La moitié des patients atteints de cancer (50,6%) affirment qu'ils n'ont pas été consultés concernant leur traitement par radiothérapie , une des méthodes les plus utilisées pour soigner cette maladie, selon une étude menée par la Ligue contre le cancer à paraître lundi 14 septembre et à laquelle franceinfo a eu accès en exclusivité.
Bien qu'il y ait des progrès ces dernières années, "il faut travailler sur ce point, pour que le consentement et l'acceptation du traitement soient effectifs" , plaide Catherine Simonin, présidente de la commission société et politiques de santé au sein de l'association. " Un patient qui accepte le traitement adhèrera beaucoup plus aux soins" , relève-t-elle.
Parmi les 3 669 patients interrogés, plus d'un quart (28,5%) assure que leur consentement n'a pas été sollicité. Le tout avec des inégalités de genre importantes, puisque 37,3% des femmes partagent ce constat contre 17,1% des hommes, et 64% d'entre elles déclarent que leur avis sur leur traitement ne leur a pas été demandé (contre 33% des hommes). "Il y a une véritable inégalité entre les femmes et les hommes, les femmes étant, durant tout le parcours de soins, beaucoup moins bien prises en charge , tance Catherine Simonin. Il faut aussi exiger une équité dans tous les centres de soins."
"Ces résultats traduisent des limites importantes dans la capacité du système à associer les personnes malades aux décisions thérapeutiques" , pointe la Ligue contre le cancer. Ces chiffrent montrent aussi "que la qualité de la relation de soin ne repose pas uniquement sur un acte formel" , qu'est la transmission d'informations de l'équipe médicale vers le patient, "mais également sur la possibilité donnée aux personnes malades d'exprimer leurs préférences, leurs attentes et leurs interrogations, et ainsi les reconnaître comme des acteurs à part entière du parcours de soins" .
Dans son rapport, la Ligue contre le cancer déplore également que 27% des personnes interrogées n'aient pas été informées d'effets secondaires possibles, ainsi que des risques que comporte la radiothérapie. Et ce, alors que 88% des patients déclarent avoir ressenti au moins un effet indésirable pendant leur traitement (fatigue, brûlures, troubles digestifs, problèmes bucco-dentaires...).
Plus d'un tiers des malades n'a pas bénéficié de soins de support (pour aider à mieux gérer la douleur, trouver un régime alimentaire adapté, accompagner psychologiquement le malade dans sa vie sociale, familiale et professionnelle). Enfin, près d'une personne sur cinq (24,4%) dit être restée sans information sur l'après-traitement, alors que des effets indésirables peuvent persister.
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