Une décision "particulièrement importante": étroitement liée à la Russie, cette compagnie pétrolière serbe obtient un nouveau sursis des Etats-Unis pour échapper aux sanctions
Le géant énergétique russe Gazprom détient une participation majoritaire dans la compagnie pétrolière serbe NIS. Grâce à cette nouvelle dérogation d'un mois accordée par les Etats-Unis, l'entreprise va pouvoir continuer à importer du brut. Une compagnie pétrolière serbe sous sanctions américaines en raison de ses liens avec la Russie a vu sa licence d'exploitation aux États-Unis prolongée d'un mois supplémentaire, a déclaré ce vendredi la ministre serbe de l'Énergie. Cette prolongation permet à la compagnie Pétrole de Serbie (NIS) de continuer à importer du brut et à exploiter sa seule raffinerie malgré les sanctions américaines visant le secteur énergétique russe.
Le géant énergétique russe Gazprom détient depuis 2008 une participation majoritaire dans NIS, l'état serbe détenant pour sa part 30%. La dernière dérogation accordée à NIS par l'Office of Foreign Assets Control (Bureau de contrôle des actifs étrangers) du Trésor américain devait expirer vendredi à minuit, mais elle a été prolongée jusqu'au 30 septembre.
"L'entreprise peut continuer à fonctionner et la raffinerie de Pancevo peut poursuivre ses activités", a écrit sur Instagram la ministre serbe de l'Énergie, Dubravka Djedovic Handanovic. Elle a qualifié cette décision de "particulièrement importante" dans un contexte de "hausse de la demande en carburant" et de difficultés d'importation liées au faible niveau des eaux du Danube, ajoutant que les discussions sur la vente de NIS se poursuivaient également.
Morning Meeting : La baisse du pétrole profite aux actions et aux taux - 26/08 14:41 Un accord à venir sur la vente de la participation détenue par la Russie Les efforts visant à vendre la participation détenue par la Russie au groupe énergétique hongrois MOL s'éternisent depuis des mois, le président serbe Aleksandar Vucic ayant déclaré jeudi qu'il espérait qu'un accord pourrait être conclu d'ici la fin du mois prochain. "Pour la première fois, je me sens optimiste et j'espère que nous pourrons régler toute la question de NIS en septembre", a déclaré Aleksandar Vucic aux médias locaux.
Les sanctions, introduites en janvier 2025, avaient été à plusieurs reprises reportées afin de laisser le temps à une vente. Elles n'ont été en vigueur qu'entre octobre et décembre 2025, obligeant NIS à interrompre la production de sa seule raffinerie pendant plusieurs semaines en raison d'un manque de brut. Des licences temporaires sont à nouveau accordées depuis fin décembre 2025, après l'annonce de discussions avec MOL. La Serbie reste un proche allié du Kremlin et l'un des rares pays européens à ne pas avoir imposé de sanctions à la Russie pour sa guerre en Ukraine.
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