CARTE. Les deux tiers des nappes phréatiques enregistrent un niveau en dessous de ses normales saisonnières
Selon le dernier bulletin du BRGM datant du 18 septembre, la baisse de niveau des nappes phréatiques françaises se poursuit : au 15 septembre, 81 % des stations affichent un niveau en baisse par rapport aux deux mois précédents.
Entre la fin de l’été et le début de l’automne vient la période de l’étiage, le moment de l’année où le niveau des cours d’eau et des nappes atteint son point le plus bas. On fait le point sur la situation ce lundi 21 septembre 2026.
Malgré cette tendance saisonnière, 62 % des nappes restent sous leurs normales de saison, c’est-à-dire plus basses que ce qu’elles devraient être un mois de septembre. Ces niveaux se trouvent être en dessous des normales de septembre depuis le début du mois .
Dans le Massif central et le Jura, représentés en rouge sur la carte, la situation reste préoccupante, avec des niveaux très bas pour plusieurs secteurs. La Bretagne n’est pas épargnée : l’ensemble de la région apparaît en niveau bas.
En cause : un mois d’août sec, durant lequel les sols asséchés ont capté l’essentiel des pluies localisées. Ces précipitations, souvent orageuses, ont davantage profité à la végétation et généré du ruissellement plutôt que de l’infiltration en profondeur. Parallèlement, les prélèvements en eau ont augmenté avec les fortes températures de l’été, accentuant la baisse naturelle des niveaux à l’approche de la mi-septembre.
Si la situation globale est stable à l’échelle nationale avec 62 % des points d’observation sous les normales mensuelles depuis début septembre, certains territoires se trouvent dans un état plus critique. C’est le cas des nappes de socle du Morvan, du Livradois, du Forez et du Vivarais, passées de « bas » à « très bas » depuis le 1 er septembre, tout comme celles du plateau du Limousin et de la Châtaigneraie ou les nappes souterraines du Jura, affichent elles aussi des niveaux très bas.
D’autres secteurs se sont également dégradés depuis le 1 er septembre : les nappes alluviales de l’Hérault et de l’Orb, celles du Bas-Rhône et de la Durance, ainsi que des nappes dans les Cévennes, ou encore dans la partie supérieure du Rhône.
À l’inverse, cinq secteurs ont vu leur situation s’améliorer : le nord de l’Alsace, une partie du bassin aquitain dans le Sud-Ouest, la nappe de l’Aude, et surtout celle de Valras-Agde, dans l’Hérault. Une tache bleue isolée près de Paris, la nappe de Beauce, est l’une des rares à afficher un niveau supérieur à la normale.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ouest-france.fr — le contenu appartient à Ouest-France.