Wembanyama, Alcaraz, Lanier… Pourquoi ces sportifs de haut niveau se passionnent-ils pour les échecs ?
Alors que la préparation des sportifs de haut niveau est souvent associée aux heures passées dans les salles de sport, certains consacrent une partie de leur temps aux échecs, en train de déplacer des pions. Surprenant ? Pas tant que ça.
Depuis plusieurs années, les échecs s’invitent dans les routines d’entraînement. Loin d’être un simple passe-temps, Victor Wembanyama, Damian Penaud et Carlos Alcaraz y voient un moyen de progresser dans leur discipline. Comme le récent champion du monde de badminton, Alex Lanier.
Au-delà des exercices physiques, les sportifs de haut niveau doivent aussi travailler leurs capacités mentales. Et les jeux d’échecs figurent sans doute parmi les activités les plus efficaces pour les développer. « Aux échecs, vous devez penser à l’avance, calculer quelques mouvements en amont et anticiper ce que votre adversaire va faire. C’est pareil dans ces sports-là », a déclaré Peter Doggers, journaliste spécialisé, à L’Équipe .
Pour eux, cette discipline mobilise plusieurs qualités indispensables à leur pratique sportive. La concentration fait notamment partie des compétences travaillées. Les joueurs doivent alterner entre une vision d’ensemble et l’analyse de détails tactiques, devant ainsi être capables de zoomer et de dézoomer sur une situation à tout moment de la partie.
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Les échecs leur permettent aussi de développer l’anticipation stratégique. Chaque décision oblige les sportifs à calculer leurs coups à l’avance pour essayer de déjouer les réactions de leurs adversaires. Enfin, ils améliorent leur gestion du stress, puisque la moindre erreur peut leur coûter la partie, comme un moment d’inattention peut leur coûter leur rencontre dans le sport. Ils apprennent alors à prendre des décisions sous pression dans les moments décisifs.
Interrogé sur son secret pour transpercer les défenses adverses, Luka Doncic, la star des Los Angeles Lakers, a résumé ce parallèle sur les antennes de TNT : « C’est comme jouer aux échecs, il faut prendre son temps et observer les mouvements. »
Cette passion des sportifs pour les échecs est bien plus répandue qu’on ne le pense. Victor Wembanyama, Charles Leclerc, Lewis Hamilton, Carlos Alcaraz ou encore Damian Penaud font partie des nombreux athlètes conquis par cette pratique.
En dehors des parquets, Victor Wembanyama est devenu un adepte. Lors d’un déplacement des Spurs à New York, en décembre 2025, il avait notamment invité des inconnus à venir le défier dans la rue. Il a d’ailleurs organisé un tournoi dans sa ville natale du Chesnay (Yvelines), pour la deuxième année consécutive.
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Le jeune prodige y voit un moyen d’améliorer sa rapidité et sa tactique, en assurant qu’il voit un lien entre les échecs et le pick & roll (une technique de jeu offensif utilisée au basket) : « Le but, c’est de créer un déséquilibre dans la défense et un avantage pour ton coéquipier.
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