« C’est un vrai défi ! » : Carlos Alcaraz se sent « prêt » avant l’US Open malgré sa longue absence
Absent pendant plus de quatre mois du circuit ATP en raison d’une blessure au poignet droit, le N.3 mondial Carlos Alcaraz a jugé vendredi 28 août avant l’US Open que reprendre la compétition par un tournoi du Grand Chelem était « un vrai défi ».
Cette longue blessure a-t-elle fait renaître en vous les mêmes inquiétudes qu’en 2024, lorsque vous aviez failli manquer Roland-Garros à cause d’une blessure au bras droit ?
Oui, j’ai ressenti des choses comparables. J’arrive ici (à New York) avec le même besoin de compétition. J’ai besoin de venir ici, de m’entraîner avec ces gars (du circuit ATP), d’éprouver à nouveau les sensations de la compétition. C’est vraiment un test. Mais je me sens vraiment bien […] et je dois faire confiance à mon équipe, qui me dit que tout va bien se passer. Je dois me livrer à 100 % et essayer de maintenir la peur (de se blesser) à distance, de jouer normalement.
Le premier mois était assez difficile, car je ne pouvais rien faire avec mon bras droit. Mais bon, j’ai aussi profité de ce temps-là pour rester à la maison, avec ma famille et mes amis. Quand j’ai recommencé à m’entraîner un peu, c’était très difficile de gérer le fait que je ne savais pas quand j’allais reprendre la compétition. Je ne savais pas si j’allais être prêt à temps pour Cincinnati (13-23 août), pour l’US Open (30 août-13 septembre), ou si j’allais manquer toute la tournée nord-américaine.
Pourquoi avez-vous pris la décision de revenir à l’US Open, un tournoi exigeant où les matches peuvent durer cinq sets ?
Je sais que reprendre la compétition ici, avec des (possibles) matches en cinq sets, c’est un vrai défi après une si longue absence. En termes de préparation, ce n’est pas l’idéal. Ce n’était pas une décision facile. Mais avec mon équipe, on pense que je suis prêt. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour être prêt, sur le court et en dehors : de longues séances d’entraînement, très intenses, pour voir comment mon poignet allait réagir pendant la séance et après. On a constaté que tout allait bien, et on s’est dit que c’était le bon moment pour revenir.
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Avez-vous modifié votre style de jeu à la suite de votre blessure, pour éviter qu’elle ne ressurgisse ?
Non, pas du tout. J’ai continué à faire les mêmes choses, je n’ai rien changé à ma technique, à mes déplacements, à ma façon de jouer. Je voulais me sentir moi-même. Si j’avais dû modifier quelque chose, je n’aurais pas pu être présent ici. Pour moi, le plus important est de conserver mon identité, de rester fidèle à moi-même, et, j’espère avoir une très longue carrière.
Regrettez-vous l’absence de Jannik Sinner, qui a déclaré forfait pour l’US Open à cause d’une blessure au genou droit ?
Oui, comme tout le monde je pense. C’est un peu bizarre, on ne s’est pas vus depuis des mois ! Je lui souhaite le meilleur. Je vois beaucoup de joueurs qui connaissent des problèmes physiques, des blessures. Ça souligne combien le calendrier est chargé. J’espère que Jannik reviendra sur les courts plus fort que jamais.
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