"La réindustrialisation, c'est possible ! La preuve, on l'a fait" : le patron de Malongo raconte le chemin de croix du "Made in France"
La bataille est loin d'être gagnée.
Certains affirment même qu'elle serait perdue.
Cette bataille, c'est celle de la réindustrialisation .
Mais quel type d'industrie peut-on espérer faire prospérer en France tout en restant compétitif ? Le 7 octobre 2025, il y a tout juste un an, Malongo, le leader français du café bio et équitable, inaugurait à Aubigny-les-Clouzeaux, près de La Roche-sur-Yon en Vendée, une usine flambant neuve de 3 500 mètres carrés destinée à fabriquer des machines à café.
Pas vraiment de la très haute technologie.
Jean-Pierre Blanc, l'infatigable patron des cafés Malongo, a fait du "Made in France" son nouveau combat.
Café torréfié en France, machine produite, aussi, dans l'Hexagone.
Mais comment rester compétitif face à des mastodontes comme Nespresso ou Senseo ? Comment sortir une machine accessible pour les consommateurs français ? Et puis est-ce si facile que ça de trouver un site industriel pour s'implanter ? Jean-Pierre Blanc nous raconte son parcours du combattant.
Une interview issue du podcast Anatomie d'une décision, à écouter sur Apple Podcasts , Spotify , Deezer , Castbox , Podcast Addict ou en cliquant sur le player en tête de cet article.
L'Express : En novembre 2022, vous prenez une décision surprenante : rapatrier en France la production de machines à café que Malongo achetait depuis des années à des sous-traitants chinois.
Mais l'opération s'est révélée beaucoup plus longue et tortueuse que prévu.
Racontez-nous pourquoi? Jean-Pierre Blanc : Tout simplement parce qu'il n'y a plus beaucoup de savoir-faire industriel en France.
L'aventure Malongo a débuté au début des années 1990, dans une petite coopérative du fin fond du Mexique, avec le cofondateur du label Max Haavelar, le père Francesco van der Hoff.
J'ai développé là-bas des cafés bio-équitables.
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