La Tunisie se confronte pour la première fois au problème de la soumission chimique
Un colloque s’est tenu à Tunis à l’occasion de la sortie d’un livre de la Franco-Tunisienne Leïla Chaouachi sur les agressions sexuelles facilitées par la drogue. Constat : le manque de sensibilisation et la répression sévère de la consommation de stupéfiants freinent la libération de la parole.
T unis Tunis (Tunisie).– En écho aux procès des viols de Mazan en France, l’association tunisienne Beity, qui lutte contre les violences et les discriminations fondées sur le genre, a voulu croiser les expériences françaises et tunisiennes afin d’aborder le sujet de la soumission chimique en Tunisie, lors d’un colloque qui s’est tenu à Tunis le 14 août. Si différentes études menées en milieu hospitalier montrent que l’administration de drogue à l’insu des victimes à des fins d’agressions sexuelles survient, en Tunisie, principalement dans les milieux festifs, et non dans la sphère familiale comme dans l’affaire Pelicot, le phénomène est assez répandu.
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