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Chute de cheveux : l'automne est-il la saison où l'on en perd le plus ?

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Chute de cheveux : l'automne est-il la saison où l'on en perd le plus ?

Pauline Pennanec'h Publié le mercredi 23 septembre 2026 à 5h00 Mis à jour le jeudi 24 septembre 2026 à 14h43

Au début de l'automne, beaucoup de personnes constatent qu'elles perdent plus leurs cheveux qu'habituellement. Températures plus fraîches, moins d'ensoleillement, cette période est associée à la chute saisonnière. Mais ce phénomène est-il réel, et faut-il s’en inquiéter ? ICI fait le point.

Les feuilles vont commencer à tomber des arbres, tout comme nos cheveux. À l'arrivée de l'automne, mercredi 23 septembre, beaucoup de personnes remarquent déjà davantage de cheveux dans la douche, sur l’oreiller ou dans la brosse. Moins de soleil et de lumière du jour, baisse des températures : dans l’imaginaire collectif, l’automne est associé à la chute, notamment des cheveux, mais est-ce vraiment le cas ?

En temps normal, nous perdons entre 50 et 100 cheveux par jour : un phénomène totalement naturel. Chaque cheveu suit un cycle en trois temps : le cheveu se forme et grandit pendant plusieurs années (la phase anagène), puis sa croissance s’arrête et le follicule se rétracte (phase catagène), avant d'être au repos (phase télogène). Durant cette dernière période, le cheveu reste encore fixé quelque temps, puis tombe naturellement, laissant la place à un nouveau. Lorsqu'un nombre important de cheveux passe en même temps à la phase de repos, et tombe en même temps, ce phénomène a un nom : l'effluvium télogène saisonnier.

"De façon naturelle, les cheveux ne tombent pas de manière constante tout au long de l’année : il existe des variations saisonnières, avec des chutes souvent plus marquées au printemps et surtout en automne" , indique le site de la Société française de dermatologie , qui précise que les femmes sont particulièrement concernées. Pourquoi particulièrement à l'automne ? "C'est certainement dû à la photopériode, c'est-à-dire que l'exposition solaire influe sur la mélatonine et peut modifier le cycle pilaire , explique la médecin généraliste Amel Korchi sur son compte Instagram. Ça peut être également dû au stress oxydatif de l'été, les UV et la chaleur peuvent fragiliser le follicule et accélérer son passage en phase télogène" .

Une étude, menée par des chercheurs de l'université de Zurich auprès de 823 femmes en bonne santé, a démontré que la part des cheveux en phase télogène était maximale pendant l’été. Durant six ans, ces femmes ont bénéficié d’examens biologiques et de trichogrammes capillaires, consistant à analyser leurs cheveux. Les auteurs de l'étude ont alors conclu à une saisonnalité réelle de la croissance et de la chute. "Ces résultats confirment les observations d’auteurs antérieurs, selon lesquelles la croissance des cheveux chez l’être humain varie selon les saisons , indiquent les auteurs de l'étude, qui précisent qu'il "s’agit toutefois de la première étude menée de façon systématique sur un nombre représentatif de femmes" .

En règle générale, une chute saisonnière des cheveux est transitoire : elle a lieu sur plusieurs semaines à deux ou trois mois.

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