Les États-Unis prennent des sanctions contre la Cour pénale internationale qui dénonce une atteinte à l’État de droit
Le gouvernement américain a annoncé vendredi 9 octobre 2026 sanctionner la Cour pénale internationale (CPI), quelques heures après que l’ancienne juge sud-africaine Navi Pillay a été récompensée du prix Nobel de la paix, notamment pour son travail au sein de l’institution.
Washington justifie ces sanctions par sa volonté de « défendre la souveraineté américaine et ses citoyens contre la menace que représente la Cour pénale internationale » , selon un communiqué publié par le département d’État et relayé par l’ Agence France-Presse ( AFP ).
« Ils veulent plus de pouvoir et le veulent à nos dépens » , a insisté le secrétaire d’État américain Marco Rubio, qualifiant au passage la CPI de « tribunal voyou » .
La Cour a aussitôt réagi, estimant dans un communiqué que ces sanctions étaient « une attaque contre l’État de droit et les fondements même de l’ordre juridique international, qui porte un coup au principe fondamental selon lequel nul n’est au-dessus des lois » .
« Républicains comme démocrates ont toujours rejeté l’idée que la CPI puisse poursuivre des citoyens, des membres de nos forces armées ou des responsables politiques américains. Les États-Unis n’ont jamais adhéré à cette Cour, nous n’en avons pas besoin et nous n’en voulons pas », a déclaré Marco Rubio, dans un communiqué.
Prévues pour une durée de 180 jours, ces sanctions entraînent l’interdiction de toute transaction financière avec la CPI, afin de « la couper de ses ressources et réduire sa capacité à opérer » selon le secrétaire d’État.
« Nous espérons voir nos alliés calmer les ardeurs de la Cour. Dans le cas contraire, les États-Unis continueront de démanteler la CPI, brique par brique, jusqu’à ce que les Américains ne puissent plus être menacés » , a-t-il ajouté. La période pourra être ajustée « en réponse aux succès ou échecs de ces efforts » .
Selon Marco Rubio, ces sanctions se justifient par la volonté « d’“experts” mondialistes au-delà des océans » , de pousser la Cour à « faire plus, notamment en lançant des poursuites contre des Américains. Les soldats qui défendent leur pays. Les agents des frontières qui protègent notre nation. »
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S’il assure que les États-Unis ont cherché une « solution diplomatique » , il a estimé que « ni la Cour ni les États parties n’ont jusqu’ici pris la moindre mesure pour prendre en compte nos inquiétudes » .
Les sanctions ne concernent toutefois pas les activités de maintenance ou de services de logiciels et accès au « cloud », de même que le fonctionnement du système de retraite de la CPI ou certaines des activités liées aux personnes détenues par la Cour.
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