Amazon ne livrera plus gratuitement des livres neufs dans ses casiers automatiques
Amazon renonce à la livraison gratuite de livres neufs dans les casiers automatiques en France, a annoncé le géant du commerce en ligne ce samedi 19 septembre à l’Agence France Presse (AFP). Mais celle-ci reste gratuite pour les retraits à l’accueil de commerces qui en vendent.
« Nous avons décidé, pour les livres neufs, de concentrer […] la livraison gratuite sur les points de retrait en comptoir et accueils de magasin - et d’exclure les casiers automatiques » , a déclaré un porte-parole d’Amazon, confirmant une information du Figaro .
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Entre Amazon et le secteur de la librairie en France, les tensions sont vives autour de l’interprétation d’un arrêté de 2023 pris dans le cadre de la loi Darcos. Celui-ci, depuis octobre 2023, impose des frais de port de 3 € minimum pour toute expédition de livres neufs, « sauf si le livre est retiré dans un commerce de vente au détail de livres » .
Amazon France estimait que cette disposition lui permettait de livrer gratuitement dans ses casiers (« lockers »), tandis que les représentants du secteur, ainsi que le Médiateur du livre, autorité publique indépendante, considéraient que le géant contournait la loi.
La décision de renoncer à la livraison en casiers est « en cours, elle est engagée » , a précisé Amazon à l’ AFP . Le groupe assure que les casiers automatiques constituent une minorité des quelque 3 000 points de retrait éligibles, sans donner leur nombre exact.
En 2025, le Médiateur du livre avait estimé qu’ils constituaient « un tiers (voire davantage) des milliers de points de retrait gratuit » pour les colis Amazon.
Selon le porte-parole d’Amazon, « en pratique, la zone de couverture reste comparable et les clients continueront » de bénéficier d’un « large réseau de points de retrait, majoritairement situés dans des communes rurales et des petites villes ».
Cette décision intervient quatre mois après un revers pour Amazon qui avait saisi le Conseil d’État pour faire annuler l’arrêté. Le Conseil d’État avait notamment jugé que le montant minimal des frais de livraison des livres fixé par le gouvernement en application de la loi était « conforme au droit européen » , dans une décision rendue le 13 mai.
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