« L’idée est de se renouveler » : la production de « L’amour est dans le pré » justifie l’utilisation de l’IA
Innover après plus de vingt ans d’existence sans perdre l’authenticité qui fait le succès du programme. C’est le défi permanent auquel font face les équipes de L’amour est dans le pré . Lundi 14 septembre 2026 sur M6 , les téléspectateurs ont ainsi pu découvrir une séquence animée en ouverture des speed datings mouvementés de Justine , l’agricultrice de l’Ain. Pour raconter le début de son conte de fées, la production a misé sur une courte séquence visuelle générée par intelligence artificielle.
« L’idée de l’équipe de post-production, que ce soit les monteurs, les lisseurs, les rédacteurs en chef qui montent les séquences, c’est de se renouveler. On le fait dès qu’on le peut dans l’écriture et dans l’habillage » , explique Déborah Huet, directrice des programmes chez Fremantle France, qui produit L’amour est dans le pré .
C’est au détour d’un remue-méninges en salle de montage que l’habillage a ainsi pris forme : « Ce passage avec le petit conte de fées en intelligence artificielle, on s’est dit que c’était super, que ça marchait vachement bien. » L’utilisation d’un tel outil aurait pu soulever des questions éthiques ou dénaturer le côté « terroir » de l’émission. Pour la production, la question ne s’est pas posée, tant la démarche s’inscrit dans la continuité des tonalités humoristiques de la voix off et du montage.
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« C’est un clin d’œil et ça porte le propos, c’est quelque chose d’humoristique » , balaye la directrice des programmes. La production rappelle d’ailleurs que L’amour est dans le pré a toujours été adepte des détournements pop-culturels et des clins d’œil faits en post-production pour rythmer ses épisodes. « C’est comme quand on fait une parodie de la SNCF parce qu’un train va être en retard. On va utiliser, quand le propos le permet, des clins d’œil, des parodies » , souligne Déborah Huet.
Et de rappeler une précédente audace visuelle : « L’année dernière, au début d’une introduction de séquence, on a fait une parodie de Bref . Et c’était vachement sympa. » Que les puristes se rassurent : si l’intelligence artificielle s’offre une timide incursion dans les magnétos d’introduction, le cœur du programme reste 100 % humain. La suite de l’aventure de Justine à la ferme et ses speed datings électriques se feront, eux, sans aucun algorithme.
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