Glucksmann, Hollande et les autres : à Blois, le PS fait tourner le manège des vanités
Lors des universités d'été du PS, considérations tactiques et communication politique ont pris le pas sur le débat d'idées en vue de la primaire d'octobre.
I ls cavalent dans les rues de Blois, les journalistes. François Hollande devant la mairie, Olivier Faure sous ses voûtes, Raphaël Glucksmann sur les berges de la Loire, François Ruffin à l’étage, Ségolène Royal par-ci, Philippe Brun par-là, Jérôme Guedj qui passe… Traditionnellement, les journées d’été du Parti socialiste ont des airs de buffet froid pour échotier : d’un courant à l’autre, il navigue, picore les vacheries, goûte les analyses, grignote les commentaires.
Cette édition pré-présidentielle n’échappe pas à la règle. À ceci près qu’entre un candidat non-socialiste venu encaisser de nouveaux soutiens à la primaire, un ancien président socialiste en refusant le principe, un milliardaire songeant à y participer et un électron libre qui aurait bien voulu en être, le bal tragi-comique de la gauche « fréquentable » était plus animé par ses à-côtés que par la programmation officielle de la Halle aux grains. « C’est comme au festival d’Avignon, il y a le ‘on’ et le ‘off’ », plaisante Luc Broussy, membre de la garde rapprochée fauriste. Dans le petit théâtre socialiste, on croise toutefois plus d’ambitions que d’idées.
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