Classement de Shanghai : "Le palmarès de Leiden mériterait d'être davantage connu"
Alors que les amphithéâtres sont encore désertés, tombent chaque été les résultats du classement de Shanghai.
Cette année encore, pas de grande surprise, si ce n’est la progression d’un rang de la France qui intègre le top 10 mondial grâce à ses 27 établissements présents dans le palmarès.
Les quatre institutions françaises les mieux classées étant l’Université Paris-Saclay (13e place), l’Université PSL (33e), Sorbonne Université (55e) et l’Université Paris-Cité (57e).
Philippe Baptiste , ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace a salué "l’ensemble de la communauté scientifique dont le travail et l’engagement rendent ces résultats possibles et confirment la place majeure de la recherche française dans le monde".
Tout en rappelant que "les classements ont leurs limites et ne sauraient constituer une fin en soi".
Toujours largement débattus, les résultats du classement de Shanghai doivent en effet être interprétés avec prudence.
Face aux enjeux de souveraineté et à la compétitivité croissante d’un secteur qui s’est mondialisé, d’autres palmarès mériteraient d’être mis en lumière, comme le classement CWTS Leiden Ranking, élaboré à l'université néerlandaise de Leyde.
Entretien avec Lauranne Chaignon, ingénieure-bibliomètre à l’ université PSL .
L'Express : Ces dernières années, les grandes universités françaises comme celle de Paris-Saclay ou de PSL se sont mises en ordre de bataille pour grimper dans le classement de Shanghai.
En quoi est-il stratégique d’y figurer en bonne place ? Lauranne Chaignon : A l’origine, le classement de Shanghai n’avait pas vocation à être scruté par le monde entier.
Il a été créé en 2003, à la demande du gouvernement chinois, afin de mieux situer ses propres universités dans le paysage international de la recherche.
Il a néanmoins eu le mérite d’être le premier à répondre à ce besoin de comparaison à l’échelle mondiale.
Sa première édition a d’ailleurs fait l’effet d’une bombe, notamment en France où plusieurs établissements ont eu la désagréable surprise de se retrouver plus bas qu'escompté.
Les premiers à s’intéresser aux résultats de Shanghai sont les responsables politiques, chargés de réformer l’enseignement supérieur et la recherche.
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