"Poupée Maga", déclarations polémiques : Sophie Cunningham, la basketteuse qui fait rebondir les midterms
Il y a une logique certaine à ce qu’une fièvre soit causée par une joueuse des Fever.
Celle déclenchée par une déclaration, fin juillet, de la basketteuse Sophie Cunningham sur les sportifs transgenres s'est propagée comme un virus sur les réseaux sociaux, relançant une guerre culturelle typiquement américaine.
Interrogée par la chaîne ESPN, l'arrière des Fever de l'Indiana a affirmé, en substance, que les athlètes transgenres (nés hommes) devaient être bannis des compétitions sportives, des vestiaires et des toilettes féminines.
"C'est du simple bon sens : les filles doivent pouvoir se sentir en sécurité entre elles", a expliqué la grande blonde de 1,85 mètre, qui est aussi la première sportive professionnelle en activité à s'exprimer sur ce sujet explosif.
Sophie Cunningham a aussitôt fait l'objet d'un raid numérique émanant des militants transgenres qui l’ont affublée d'un surnom disqualifiant : "Poupée Maga".
Le timing de cette controverse "made in USA" n'est pas anecdotique: elle a surgi à trois mois du match électoral des midterms (mi-mandat) entre républicains et démocrates, le 3 novembre.
Or, en 2024 déjà, le sujet s'était invité dans la campagne, au grand bénéfice de Donald Trump .
Le camp républicain avait alors consacré la bagatelle de 215 millions de dollars pour des spots publicitaires sur ce thème, dont le plus connu dénonçait une prise de position de Kamala Harris datant de 2019.
La candidate démocrate s'était prononcée en faveur du remboursement des opérations chirurgicales des détenus transgenres dans les prisons américaines.
"C'est presque incroyable mais c'est vrai", commençait la voix off du clip républicain dont le slogan était : "Kamala, c'est pour eux/elles.
Le président, c'est pour vous." Diffusée dans neuf Etats cruciaux pour la victoire électorale, la réclame est aujourd'hui considérée comme la plus efficace de toute la campagne trumpiste.
Sans être la meilleure joueuse de la Women's National Basket association (WNBA), le championnat de basket féminin, Sophie Cunningham a réussi à en devenir la plus célèbre, surpassant même sa coéquipière et superstar Caitlin Clark.
Défenseuse connue, aussi, pour la précision de ses shoots à longue distance, la joueuse de 28 ans s'est taillé une solide réputation de " badass " (dure à cuire).
Et cela, en raison de son jeu musclé sur les parquets.
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