Google vous laisse enfin retirer le filigrane de vos créations IA
Vous pourrez bientôt désactiver le filigrane visible apposé sur les images, vidéos et musiques que vous générez avec les IA de Google. Malgré tout, vos fichiers circuleront avec deux marques invisibles.
Google fait volte-face quant au marquage de ses contenus générés par IA : depuis cette semaine, le petit filigrane qui signalait leur origine artificielle devient optionnel, mais deux marques invisibles sont toujours collées aux fichiers.
La demande ne date pas d’hier. Fin juillet, Josh Woodward avait interrogé les utilisateurs sur leurs principales frustrations, et le filigrane visible du logo Gemini , plaqué dans un coin de chaque image et capable d’en masquer un détail, figurait parmi les dix réponses les plus citées. Ni ChatGPT , ni Midjourney , ni même la division AI Studio de Google n’imposaient plus ce genre de marque à leurs propres images. Le 24 juillet dernier, un démontage de l’application Google laissait déjà apparaître , dans son code, les traces d’un réglage baptisé « Watermark settings ».
Josh Woodward, vice-président de Gemini chez Google, a confirmé la nouveauté cette semaine sur X . Comme vous pouvez le lire dans la publication ci-dessous, il a assuré chercher « un équilibre entre contrôle créatif et sécurité: les filigranes visibles deviennent facultatifs, mais les filigranes SynthID invisibles et les métadonnées C2PA continuent d'assurer la transparence ». Un simple bouton, dans les paramètres de Gemini, sous « Media watermark », permet désormais d’activer ou de désactiver la marque visible.
La fonctionnalité concerne d’abord les modèles Nano Banana pour l’image, Omni pour la vidéo et Lyria pour la musique, disponibles dès à présent. L’application Gemini, l’éditeur vidéo Flow et la recherche Google seront concernés dans les prochains jours.
SynthID et les métadonnées C2PA résistent au bouton Supprimer le logo scintillant ne rend pas un contenu indétectable pour autant. Le filigrane SynthID, invisible à l’œil nu, reste tissé dans l’image, la vidéo ou le morceau, et se lit en soumettant le fichier à Gemini ou à la recherche Google. Les métadonnées de provenance C2PA s’attachent directement au fichier et se consultent via un portail dédié.
Pour faciliter cette vérification, Google a publié, la veille de l’annonce de Josh Woodward, le code source d’une bibliothèque baptisée Credentio . Écrite en C++, elle permet à un développeur de valider localement les Content Credentials C2PA d’un fichier, sans envoyer la moindre donnée à un serveur externe, que ce soit dans une application mobile, un logiciel de bureau ou un service en arrière-plan. De quoi donner aux entreprises un outil de conformité indépendant de Google.
Le moment choisi par Google coïncide avec celui où Anthropic verrouille le sien : le laboratoire a commencé à apposer, sur les textes produits par Claude, un filigrane conçu au contraire pour survivre aux copier-coller et aux réécritures, sans bouton pour le désactiver.
La bascule de Google ne s’appliquera d’ailleurs pas partout.
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