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À La Réunion, la rentrée scolaire est « compliquée » après la baisse « drastique » des contrats aidés par l’État

Ouest-France ·
À La Réunion, la rentrée scolaire est « compliquée » après la baisse « drastique » des contrats aidés par l’État

Compliquée , sportive , un exercice d’équilibriste , situation dégradée : les maires de La Réunion utilisent tous les mêmes mots pour décrire la rentrée scolaire des 110 890 élèves du primaire de l’île. En raison d’un calendrier scolaire différent et adapté aux saisons, les cours reprennent avec deux semaines d’avance par rapport à l’Hexagone.

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Après avoir manifesté en mai devant la préfecture, ces élus dénoncent les impacts directs de la baisse des « Pec » (Parcours emploi compétences, des contrats aidés), actée par le gouvernement en raison des difficultés budgétaires accrues et d’une volonté de réduire le déficit public. En 2025, le quota global de contrats financés par l’État était de 4 000. Ce chiffre a été réduit à 800 pour l’année en cours.

Beaucoup de ces contrats attribués aux communes étaient jusque-là employés dans les écoles à des postes d’agents spécialisés des écoles maternelles (Atsem), à l’entretien, à l’animation périscolaire ou à la restauration.

« Face à la baisse drastique de ces contrats, il a fallu se réinventer, explique Serge Hoarau (divers centre), maire de Petite-Île et président de l’association des maires de La Réunion (AMDR). Nous n’avons pas le choix car il faut bien assurer ce service public. Comme toujours, les maires sont en première ligne et doivent tenir bon. Nous avons dû utiliser le peu de moyens financiers qui nous restent pour garantir la rentrée. »

Je salue l’engagement des communes et les efforts considérables engagés , a souligné le recteur de l’académie de La Réunion, Rostane Mehdi, interrogé par Ouest-France, lundi 17 août lors de sa conférence de presse de rentrée.

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Comment les communes réunionnaises ont-elles compensé la baisse des Pec ? Beaucoup ont réorganisé les services afin de remplacer les contrats non renouvelés. Nous essayons de limiter la casse , souffle Patrick Lebreton (Le Progrès, divers gauche), maire de Saint-Joseph. De nombreux élus ont dû dégager un budget pour embaucher des contrats à durée déterminée (CDD) mais en nombre plus limité.

À Saint-Denis, plus grande commune de l’île et des Outre-mer, 115 contrats à durée déterminée ont été recrutés pour les 73 écoles et 900 classes. Soit un budget supplémentaire de trois millions d’euros. « L’éducation est l’un des piliers de notre politique intitulée L’école du bonheur , justifie la maire Ericka Bareigts (PS). Un plan qui vise à lutter contre les inégalités sociales avec des activités périscolaires (cours de langues, aide aux devoirs, activités sportives et artistiques).

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Il était hors de question de renier nos engagements de campagne faisant de l’éducation une priorité , assure Alexis Chaussalet, le nouveau maire du Tampon (parti Pour La Réunion et LFI). Dans cette commune ancrée à droite jusqu’en mars, les Pec sont passés de 750 à 66.

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