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"Des propos innacceptables": Jordan Bardella charge Richard Ferrand qui a balayé la proposition duu RN de réviser la Constitution par référendum

BFMTV ·
"Des propos innacceptables": Jordan Bardella charge Richard Ferrand qui a balayé la proposition duu RN de réviser la Constitution par référendum

Jordan Bardella estime que Richard Ferrand, à la tête du Conseil constitutionnel, a manqué à son devoir de neutralité, après qu'il a publiquement balayé la proposition phare de la candidate à la présidentielle Marine Le Pen, de réviser la Constitution par référendum, sans passer par le Parlement. Le président du Rassemblement national Jordan Bardella a estimé que le président du Conseil Constitutionnel Richard Ferrand a "piétiné l'État de droit", en marge de sa visite au Mondial de l'auto, ce vendredi 16 octobre à Paris, après avoir proposé de réviser la Constitution par référendum , sans passer par le Parlement.

Quelques jours avant cette prise de parole, Richard Ferrand avait estimé dans le podcast BFM Quid Juris du 9 octobre 2026 animé par Laurent Neumann que "l'article 89 est la seule voie pour réformer la Constitution (...) il n'y a pas de débat".

L'État de droit menacé ? Le président du Conseil constitutionnel répond 44:53 Des propos qui balaient ainsi la proposition phare de la candidate RN à la présidentielle Marine Le Pen de réviser la Constitution par référendum, sans le Parlement.

"Il a parjuré à trois reprises, d'abord en trahissant la promesse de neutralité qu'il a faite au président de la République en prêtant serment, il a parjuré une deuxième fois en réitérant cette promesse devant les parlementaires et en violant la loi puisque la loi lui interdit de prendre parti dans un débat", a-t-il assuré, ajoutant que les Français "ne supportent plus" les dirigeants politiques qui "se comportent en militant politique".

Pour le président du RN, ces propos "sont inacceptables", estimant qu'il y a une "lecture des institutions à la tête du client", en dénonçant "une conception des institutions a des fins personnelles et partisanes".

Richard Ferrand a affirmé qu'il n'était pas possible de changer précisément la Constitution par l'article 11 en organisant un référendum, afin de mettre en place la préférence nationale ou appliquer sa politique migratoire.

"Vouloir réformer la Constitution par l'article 11 , ça n'existe pas. C'est l'article 89 (...) Il n'y a pas de débat. Il suffit de lire la Constitution, qui n'est pas le Code général des impôts", a tranché Richard Ferrand.

Dans la loi fondamentale, la procédure de révision de la Constitution est traitée à l'article 89, qui prévoit qu'un projet de révision constitutionnelle doit être voté en "termes identiques" par l'Assemblée nationale et le Sénat avant une approbation par référendum ou par une majorité des trois cinquièmes du Parlement réuni en Congrès.

De son côté, Marine Le Pen a estimé mercredi depuis Bruxelles que Richard Ferrand devait "quitter la tête" de l'institution.

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