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Il voulait faire le tour du monde, ce couple a dérivé sur un radeau pendant 117 jours : voici sa folle histoire

Ouest-France ·
Il voulait faire le tour du monde, ce couple a dérivé sur un radeau pendant 117 jours : voici sa folle histoire

« Si j’avais été seul, je n’aurais jamais survécu. J’ai toujours attribué à Maralyn le mérite de m’avoir sauvé », s’était épanché Maurice Bailey lors d’une interview accordée à la BBC en 2014, plus de quarante ans après son sauvetage. En 1973, Maurice et Maralyn Bailey, un couple de Britanniques partis faire le tour du monde en voilier, ont dérivé pendant 117 jours dans le Pacifique, après une collision entre leur voilier et un cachalot à 500 km des Galapagos.

Retour en juin 1972 : c’est le grand départ. Après avoir quitté leur travail respectif, vendu leur maison de banlieue et soldé toutes leurs affaires, Maurice et Maralyn Bailey, 40 et 31 ans, prennent le large depuis le sud de l’Angleterre sur leur gréement de 10 mètres, après plusieurs années à le retaper. Son nom ? Auralyn , contraction de leurs deux prénoms.

Direction les Canaries dans un premier temps, puis la grande traversée de l’Atlantique pour rejoindre les Caraïbes. « Nous étions heureux de notre isolement, écrira plus tard Maurice. En paix avec tous et avec le monde. » Après cette première navigation réussie, ils entament la traversée du Pacifique, vers les Galapagos.

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Mais le 4 mars 1973, aux petites lueurs du matin alors que le couple s’apprête à prendre son petit-déjeuner, un violent choc interrompt leur quiétude. Une baleine blessée vient de percuter le bateau. La coque est sérieusement abîmée et l’eau commence à rentrer dans l’habitacle. En moins de quarante minutes, Maurice et Maralyn rassemblent leurs affaires, quelques instruments de navigation, du matériel de pêche et le plus de nourriture possible, avant d’abandonner leur voilier. C’est de leur radeau de survie gonflable qu’ils assistent, incrédules, au triste spectacle de leur voilier sombrant dans les eaux noires du Pacifique.

Le plus dur commence alors. Auralyn n’étant pas équipé d’émetteur radio, Maurice souhaitant « préserver leur liberté face aux interférences extérieures », impossible de prévenir les secours. Mais le couple est plutôt confiant : ils ont des provisions pour une vingtaine de jours, ils finiront bien par tomber sur un autre bateau ou en ramant, rejoindre les Galapagos. Sous la toile de leur radeau qui les protège d’un soleil ardent, ils prennent leur mal en patience et rament. Dans cet espace étriqué, d’1,20 m de long, imprégné d’une odeur de caoutchouc, ils ne peuvent même pas s’allonger. Les jours passent, et aucune côte n’apparaît au loin. « Les Galapagos étaient proches mais les courants les en éloignaient et ils n’arrivaient pas à ramer suffisamment », raconte la romancière britannique Sophie Elmhirst, autrice de Naufragés, un couple à la dérive dans le Pacifique, citée par l’hebdomadaire Le Point .

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Alors la survie s’organise. Après un mois sur leur radeau et avoir épuisé leurs dernières ressources, leur salut vient des profondeurs.

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