En frappant Riyad, les houthistes se sont pris à leur propre piège
L’effroyable crime commis contre l’aéroport de Riyad [13 morts dans plusieurs attaques de missiles et de drones les 10 et 11 octobre] ne nécessite pas de longues enquêtes. Pas besoin de relever les empreintes digitales pour en connaître l’auteur.
Celui-ci est connu parce qu’il avait proféré des menaces en ce sens, parce que cela est conforme à son histoire et parce que cela correspond à son mode opératoire. C’est à croire qu’il ne peut vivre que par la guerre et que sa raison d’être est de combattre la paix et la stabilité.
Les houthistes ont lancé ces attaques au moment précis où ils ont perdu leur capacité à se maintenir au niveau du détroit de Bab El-Mandeb. En s’en emparant, ils voulaient prouver leur utilité à leur protecteur iranien. Ils voulaient montrer qu’ils pouvaient compenser les faiblesses de l’Iran sur le détroit d’Ormuz, où le blocage décrété par Téhéran est mis à mal par l’action de l’armée américaine [qui escorte un certain nombre de navires]. Mais en voulant pousser trop loin leurs aventures militaires, ils risquent de voir ces dernières se retourner contre eux.
En s’emparant de Bab El-Mandeb, ils espéraient ainsi s’imposer comme un acteur incontournable et probablement obtenir quelque cadeau en contrepartie de leur promes
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Article réservé aux abonnés Moyen-Orient. Le Hezbollah “retient son souffle” et se prépare à une nouvelle guerre d’envergure
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