"On ne commande pas avec les muscles" : le jour où le capitaine Nicolas Brault a dû revoir sa façon de diriger
Le management , c'est une affaire de personnalité, de tempo.
De décisions aussi évidemment.
C'est pourquoi L'Express lance un nouveau podcast hebdomadaire dont l'objet est de passer à la moulinette une décision prise par un chef d'entreprise, un dirigeant politique, ou une figure de la société civile.
Dans ce troisième épisode, le capitaine Nicolas Brault nous raconte ce qui l'a conduit un jour à prendre un virage professionnel à 180 degrés : quitter son poste de professeur d'histoire en Seine-Saint-Denis pour s’engager à Saint-Cyr, au service des armes de la France.
L'intégralité de cet épisode est à retrouver sur Apple Podcasts , Spotify , Deezer , Castbox ou encore Podcast Addict .
L'Express : Vous le racontez dans votre livre Donner l’ordre ne suffit pas (Michel Lafon, 2026) : vous vous destiniez à une carrière dans l’Éducation nationale… Jusqu’à cette nuit du 13 novembre 2015, celle des attentats de Paris.
À partir de là, l’engagement militaire devient, pour vous, le seul qui ne paraît plus dérisoire.
Que se passe-t-il alors dans votre esprit pour provoquer un tel basculement ? Nicolas Brault : Le 13 novembre 2015, j’étais à Saint-Cyr, en stage, dans le cadre d’un double diplôme avec Sciences Po.
Ce soir-là devait être la veille d’une cérémonie d’adoubement, ce rituel millénaire qui caractérise les chevaliers et les officiers en Occident depuis le Moyen Âge.
Je repassais ma chemise pour préparer le défilé, la grande tenue.
Et puis nous avons appris la nouvelle.
Le lendemain matin, nous nous sommes retrouvés avec tous les camarades de ma promotion sur cette place d’armes, le 14 novembre 2015 ; nous avons chanté une Marseillaise très particulière, cette nuit-là.
Je pense que je n’en entendrai plus jamais de pareille, et je l’espère d’ailleurs.
Alors que je ne me destinais pas du tout à la carrière d’officier — je rêvais d’être enseignant —, ce lendemain matin, puis ce lendemain soir, lors de la cérémonie, j’ai su que je choisirai de servir les armes de la France.
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