Soldat de la Légion étrangère française enlevé en Colombie: la famille n'a pas reçu de demande de rançon
La famille du soldat de la Légion étrangère française enlevé en Colombie début août n'a reçu ni demande de rançon, ni signe de vie de la part des ravisseurs, a déclaré à l'AFP un responsable militaire colombien le vendredi 29 août.
"Pour le moment, aucune opération militaire n'est prévue" pour le secourir, a précisé en outre le colonel colombien Mauricio Osorio, chef d'une division anti-enlèvement.
José Olger Melo Charry a été pris en otage le 6 août alors qu'il circulait sur une route du département de Nariño, dans le sud-ouest du pays, selon un rapport de l'armée consulté par l'AFP. Âgé d'une trentaine d'années, il était arrivé dans le pays la veille de son enlèvement et voyageait avec une femme, elle aussi enlevée avant d'être libérée quelques heures plus tard, selon Mauricio Osorio.
Les responsables présumés de cet enlèvement sont des dissidents de la guérilla des Farc , aujourd'hui dissoute, qui avaient refusé de signer l'accord de paix de 2016 avec le gouvernement, indique le document consulté par l'AFP. Les rebelles l'ont enlevé après avoir appris qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source.
Un soldat de la Légion étrangère enlevé en Colombie, les orages menacent l’Est du pays, Sébastien Delogu est sorti de garde à vue: l’essentiel du matin 1:21 L 'armée colombienne estime que José Olger Melo Charry, caporal en permission dans son pays d'origine, pourrait être retenu aux côtés de militaires colombiens dans les Andes.
Le ministère français des Armées a précisé qu'il ne disposait pas de la nationalité française. Sa permission l'autorisait à rester sur le territoire français métropolitain, mais pas à aller en Colombie, a ajouté le ministère.
Le groupe accusé de cet enlèvement est dirigé par un homme connu sous le nom d'Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie.
Les groupes armés du pays, principalement impliqués dans le trafic de drogue et l'exploitation minière illégale, ont recours aux enlèvements pour extorquer de l'argent ou faire pression sur les autorités. Le président Abelardo de la Espriella, tenant de la droite dure, affiche depuis son arrivée au pouvoir début août une politique de lutte sans merci contre les guérillas et les narcotrafiquants, avec le soutien des États-Unis.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.bfmtv.com — le contenu appartient à BFMTV.