Foire aux vins : quels cépages pour le bourgogne du futur ?
Depuis près de vingt ans la consommation de vin des Français ne cesse de baisser (- 28 %) pour atteindre environ 35 litres par an et par personne.
Les habitudes changent peu à peu : essor du marché de la bière, apparition des boissons sans alcool, succès croissant de la mixologie, etc.
Et surtout, un véritable changement générationnel s’opère avec des 25-34 ans bien moins attachés aux codes traditionnels de l’œnologie.
Dans ce contexte, le rendez-vous automnal des foires aux vins devient incontournable pour l’ensemble de la filière : hypermarchés, supermarchés, cavistes traditionnels, producteurs et acteurs de l’e-commerce.
Tous se mettent au diapason des opérations de rentrée avec des stratégies différentes.
Cette concurrence se fait au bénéfice des consommateurs qui voient les offres se multiplier partout en France et sur tous les supports.
Une occasion en or pour se constituer une cave à moindres coûts.
L’Express vous aide à vous y retrouver dans cette jungle des étiquettes (ci-dessous).
Lorsqu'en 2016, la rumeur de la possible disparition du conservatoire de la vigne de Vassal parvient aux oreilles de Jean-Claude Rateau, l’idée de poursuivre cette expérience en Côte-d’Or commence à cheminer dans la tête du vigneron bourguignon.
Ne pouvant se résoudre à voir disparaître la plus grande collection de cépages au monde (près de 4 000 variétés provenant de 50 pays), il alerte ses amis du Groupement d’étude et de suivi des terroirs (Gest).
Un collectif de vignerons qui s'organise Ce collectif de vignerons et de scientifiques lancé en 1995 par de grands noms de la Bourgogne, comme Emmanuel Giboulot, Dominique Lafon, ou encore Aubert de Villaine, a pour objectif de mettre en commun leur expérience et leur savoir pour approfondir la connaissance de leur terroir et comprendre l’influence de celui-ci sur le vin.
"L’idée de Jean-Claude, alors président du Gest, était de créer notre propre conservatoire pour rassembler et préserver les cépages qui furent cultivés en Bourgogne avant l’hégémonie du pinot noir et du chardonnay", explique Thibault Liger-Belair, vigneron à Nuits-Saint-Georges et actuel président du groupement, qui compte aujourd’hui 200 membres.
Dix ans plus tard, près de 50 cépages différents s’épanouissent sur les hauteurs de Beaune.
Une occasion en or pour essayer de savoir si certains d’entre eux peuvent apporter des solutions aux défis posés par le changement climatique.
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