Le président du Sénat Gérard Larcher assure qu'il prendra "ses responsabilités pour éviter un duel LFI-RN"
Gérard Larcher, président du Sénat s'est exprimé ce mercredi sur l'élection présidentielle. S'il soutient Bruno Retailleau, il explique que la campagne est encore longue mais se dit prêt à prendre ses "responsabilités "s’il n’y a pas d’accord sur l’organisation d’un départage, le moment venu", assure-t-il. "Laissons la campagne se dérouler." Gérard Larcher n'accorde pas grand intérêt aux récents sondages sur l'élection présidentielle qui donnent le candidat de sa famille politique, distancé par rapport à Édouard Philippe.
Pour le président du Sénat, Bruno Retailleau est le candidat dont le projet répond le plus efficacement aux défis qui se posent à la France.
"Il est structuré, solide et présente un projet de rupture indispensable au redressement du pays: travailler plus longtemps, rééquilibrer nos dépenses sociales, retrouver la compétitivité, redonner du pouvoir d’achat aux Français mais aussi engager une vraie politique migratoire", assure le 2e personnage de l'État.
Gérard Larcher considère toutefois que la multiplication des candidatures à droite et au centre annihilerait les chances de sa famille politique de pouvoir se qualifier au second tour de la présidentielle d'autant qu'il s'agit pour lui "sans doute [de] l'élection la plus importante depuis 1958."
Le président du Sénat juge qu'une primaire est encore envisageable. "Je sens que les positions bougent sur ce sujet. Nous verrons au début de l’année, ça sera mûr à ce moment. Nous avons les moyens de l’organiser en très peu de temps", reconnaît-il.
D'ailleurs, Bruno Retailleau s'est dit prêt à y participer mais a également expliqué ne pas avoir de temps à perdre ni "s'embourber dans les polémiques" et les "affaires de tambouille."
De son côté, Gérard Larcher ne s'obstinera pas à soutenir une candidature jusqu'au-boutiste avec une trop faible chance d'aboutir. "S’il n’y a pas d’accord sur l’organisation d’un départage, le moment venu, je prendrai mes responsabilités pour éviter un duel LFI-RN que je considère mortifère pour mon pays."
Le président du Sénat a estimé que "les familles politiques de la droite et du centre devront s’entendre pour avoir un candidat unique et proposer au pays la rupture nécessaire".
"Il n’est pas pour l’instant question de ralliements. Laissons la campagne se dérouler. Les Français jugeront", a-t-il estimé ajoutant que "le moment venu, nous verrons celui qui est le mieux placé".
Enfin, Gérard Larcher s'est exprimé sur les propos de son candidat, Bruno Retailleau, ayant accusé sur BFMTV, LFI d'être des "collabos" de l'islam radical . Sans le désavouer, il a manifesté une gêne sur la forme. "Je n’utiliserai pas ce mot-là, mais je pense que LFI a une complaisance dangereuse vis-à-vis de l’islam radical et contribue à l’antisémitisme d’atmosphère."
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