Vanuatu-France : pourquoi deux îlots volcaniques ravivent un vieux différend territorial
Le Vanuatu ouvre désormais un nouveau front dans son différend avec la France.
L'Etat insulaire a décidé de saisir la Cour internationale de Justice (CIJ) au sujet des îles Matthew et Hunter, deux cailloux volcaniques inhabités dans le Pacifique, revendiqués à la fois par l’archipel et par la France.
La plus haute juridiction des Nations unies a annoncé la démarche mardi 2 septembre.
Situées à environ 300 kilomètres à l’est de la Nouvelle-Calédonie et au sud-est du Vanuatu, ces deux îles sont au cœur d’un différend territorial ancien.
De son côté, Paris a réaffirmé, mercredi 2 septembre, sa souveraineté sur ces territoires.
"La position de la France est claire et ferme", a avancé Éléonore Caroit, secrétaire d'État au ministère français des Affaires étrangères, lors d'une conférence des îles du Pacifique organisée par les Palaos.
"C'est une position de dialogue et d'ouverture, mais c'est avant tout une réaffirmation de la souveraineté de la France sur ces îles." La France a pris possession de Hunter et Matthew en 1929, selon Les Surligneurs , média en ligne spécialisé dans le fact-checking.
Le Vanuatu conteste toutefois cette souveraineté, s’appuyant notamment sur le fait que ces îlots auraient été visités à plusieurs reprises, à l’époque précoloniale, par des pirogues originaires de l’archipel, rappelle le site.
Depuis son indépendance, en 1980, l’État insulaire en revendique la souveraineté.
Le différend s’est également cristallisé autour d’un accord conclu en 1965 entre la France et le Royaume-Uni, alors que les Nouvelles-Hébrides étaient administrées conjointement par les deux puissances.
Paris et Londres avaient alors convenu de rattacher Matthew et Hunter à la Nouvelle-Calédonie plutôt qu’aux Nouvelles-Hébrides.
Le Vanuatu conteste aujourd’hui la portée de cet accord, souligne Le Figaro.
Des discussions qui achoppent Si les deux îles sont de petite taille et inhabitées, leur statut revêt un enjeu bien plus large : leur souveraineté peut servir de base à la délimitation des espaces maritimes environnants, notamment des zones économiques exclusives .
Elle pourrait ainsi avoir des conséquences sur les droits de pêche, l’exploitation des ressources des fonds marins et, plus largement, sur la délimitation de la frontière maritime entre le Vanuatu et la France, via la Nouvelle-Calédonie, rapport e Islands Business .
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