« La marche ne m’a pas transformée, elle m’a formée »
Dans ma famille, nous n’avions pas de voiture.
C’est sans doute pour cette raison que la marche a occupé une place essentielle dès ma petite enfance, au milieu des années 1950.
Nous nous déplacions en bus, en train ou à pied.
Pour mon père, professeur à Angers puis à Rouen, c’était un choix de vie.
Pendant les vacances, mon grand-père, artisan à Mâcon (Saône-et-Loire), nous emmenait lui aussi marcher en famille.
Nous empruntions une « micheline » qui passait par Cluny et nous déposait dans l’arrière-pays.
Bien souvent, nous montions jusqu’à la roche de Solutré ; la pente était raide et je n’avais que 7 ou 8 ans.
En chemin, nous faisions toujours une halte dans un bistrot où l’on servait du vin blanc et du fromage de chèvre.
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