« Qui va parler maintenant ? » : Arthur Fils règle ses comptes après son titre historique au Masters 1000 de Cincinnati
Douze ans que le tennis français attendait ça. Arthur Fils est devenu, dimanche 23 août à Cincinnati , le premier joueur tricolore à remporter un Masters 1000 depuis Jo-Wilfried Tsonga à Toronto en 2014. Le cinquième tennisman français de l’histoire (Guy Forget, Cédric Pioline, Sébastien Grosjean et Tsonga avant lui) le plus jeune.
Son succès en finale face à Frances Tiafoe (6-3, 1-6, 6-0) le fait grimper à la 11 e place mondiale, son meilleur classement, et le positionne en cinquième position à la race. Fils peut légitimement croire au Masters de fin d’année, alors qu’il n’aura plus aucun point à défendre.
Ses problèmes physiques l’ont contraint à renoncer à plusieurs tournois depuis le début de sa carrière, dont deux tournois du Grand Chelem cette année (Open d’Australie, Roland-Garros), et lui ont valu certaines critiques sur sa capacité à porter le tennis français. Et après sa victoire dimanche, l’Essonnien avait des comptes à régler. « Qui va parler maintenant ? » , a-t-il écrit sur la caméra, avant de réécrire ce même texte sur son compte X. Après sa victoire à Cincinnati, il s’est expliqué sur ces mots.
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« C’est sûr que ça ne fait jamais plaisir quand on tombe dessus. Mais, en fait, je m’en sers comme d’une motivation. Quand c’est compliqué, je me dis que je n’ai pas le choix. Ce que je fais, je le fais pour moi, pour mon équipe, mais aussi pour leur montrer qu’ils ont tort. C’est tellement facile de critiquer , a-t-il prononcé aux médias présents dans l’Ohio, parmi lesquels L’Équipe . Quand je n’ai pas joué Roland-Garros ou quand j’ai perdu au premier tour à Washington, c’était comme si je ne savais plus jouer au tennis, selon certains. »
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