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Culture

Ce soir sur Canal+ : cette comédie d'action avec Ahmed Sylla est pleine de surprises...

AlloCiné ·
Ce soir sur Canal+ : cette comédie d'action avec Ahmed Sylla est pleine de surprises...

La comédie “L’infiltrée”, premier long-métrage de l’humoriste Ahmed Sylla, est diffusée ce soir sur Canal+. L’occasion de revenir sur cet art du déguisement autour duquel le comédien a bâti sa renommée.

Révélé au grand public grâce à ses passages dans l’émission culte de Laurent Ruquier On ne demande qu’à en rire , Ahmed Sylla a rapidement été surnommé “l’humoriste qui se déguise en femme”. Une expression qu’il n’a pas volée puisque le comédien a su marquer les spectateurs grâce à son art loufoque de la transformation.

Loin de la simple misogynie bas du front, ces passages au genre féminin étaient l’occasion pour Ahmed Sylla d’ancrer sa comédie dans un héritage burlesque très présent aux États-Unis, et que l’on retrouve exploité dans des films comme Big Mama ou FBI : Fausses Blondes Infiltrées : le cross-dressing movie.

À la différence des drag queens et du simple travestissement, le cross-dressing movie repose sur un comique de complicité avec le spectateur : il ne s’agit absolument pas de faire croire au public que l’homme déguisé est une femme, mais de jouer sur le fait que tout le monde voit bien qu’il s’agit en réalité d’un homme tellement son imitation est mauvaise. Un genre qui a donné des chefs-d'œuvre comme Certains l'aiment chaud , et dont l’Infiltrée est en quelque sorte une lointaine cousine éloignée.

Acteur au cinéma depuis 2014, il aura fallu attendre 12 ans pour qu'Ahmed Sylla interprète enfin un personnage féminin déguisé dans un film. Dans le dossier de presse de l’Infiltrée, l’acteur explique qu’il a souvent été sollicité pour cela, mais qu’aucun des projets qu’on lui a présentés ne lui convenait vraiment :

“Ça faisait un moment déjà qu’on me sollicitait pour me demander si tourner un film déguisé en femme pourrait fonctionner. Oui, bien sûr, mais il faut trouver la bonne idée, parce que je ne le ferai pas si c’est pour passer complètement à côté. Quand Daniel Tordjman et Daive Cohen sont venus me voir, je leur ai partagé ma vision du projet. Ils sont revenus avec un scénario,[...] et moi, je suis tout de suite tombé sous le charme de cette Lupita.”

Un personnage qu’Ahmed Sylla a interprété à sa façon, c’est-à-dire à l’instinct : “Je ne saurais pas dire exactement quand elle est née en moi, c’est quelque chose de très instinctif. Elle était là, tout simplement. Je ne l’ai pas vraiment « travaillée », parce que ce type de personnage fait partie de moi depuis mes débuts. Je me suis toujours amusé à incarner une multitude de personnages, c’est ce que j’aime le plus.”

Un art de la comédie généreux au service des autres, puisque son personnage burlesque lui a en réalité servi à mettre en avant les vrais personnages féminins du film : “J’avais vraiment à cœur de mettre les femmes en avant, de montrer qu’elles étaient fortes, qu’elles étaient capables. Et surtout j’avais à cœur de ne pas me moquer d’elles. C’était important d’éviter tous les poncifs et tous les clichés un peu nuls qu’on peut connaître sur les femmes. Pour mon personnage, c’est un prétexte pour infiltrer l’organisation, mais je voulais vraiment les mettre en avant.”

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