« En trois semaines, j’ai déjà parcouru 2 000 km » : du Finistère à Istanbul, le défi fou à vélo de ce Breton
Le Lampaulais Thierry Le Jeune, s’est lancé un défi d’envergure cet été. À 55 ans, j’ai voulu voir où j’en étais, que ce soit au niveau physique ou dans mes envies professionnelles », explique ce quinquagénaire. Alors, ce fan de cyclisme, qui a pratiqué ce sport en compétition en catégorie amateur, a décidé de se remettre en selle et de relier Lampaul-Plouarzel – complètement à l’ouest du Finistère – à Istanbul (Turquie), soit près de 4 000 km. J’ai toujours été attiré par cette ville et je voulais, un jour, poser mon vélo en Asie.
Le voilà donc parti de bon matin, dimanche 19 juillet 2026, sur les chemins à bicyclette, avec pour objectif d’arriver à Lausanne (Suisse), une étape dans son périple, pour le départ du Tour de France féminin, le 1 er août.
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« Je suis le parrain de cœur de Cédrine Kerbaol, coureuse cycliste professionnelle. Avec ses parents, on s’est connus par l’intermédiaire de nos enfants qui étaient ensemble au collège à Saint-Renan, rembobine-t-il. Très rapidement, nous nous sommes trouvé des points communs, dont celui du vélo, étant moi-même un ancien cycliste. Aujourd’hui, je suis heureux et très fier de son beau parcours au Tour. Je ne l’ai pas trouvée stressée, même si au fil des années, le Tour de France féminin a pris beaucoup d’envergure. Il est à la hauteur du Tour masculin aujourd’hui.
Donc après avoir passé trois jours à Lausanne avec Françoise, la maman de Cédrine, et son fan-club composé d’une bande copains appelé la « Team Cécé » (surnom de la championne), Thierry Le Jeune a repris la route, direction, cette fois, l’Italie.
Le 11 août, il est arrivé à Trévise, au nord de Venise, avant de prendre la direction des Balkans : Bosnie, Serbie, Bulgarie, Turquie, avec une pause programmée en Slovénie, à Ljubljana.
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C’est une zone montagneuse, idéale pour le vélo. Puis, ce sera enfin Istanbul, à 4 000 km de son point de départ. En trois semaines de vélo, j’ai déjà parcouru 2 000 km. C’est bien plus que ce que j’ai réalisé en trente ans de pratique , rigole Thierry Le Jeune. C’est variable, mais je fais en moyenne 90 km par jour. Et tout ça, sans la moindre assistance.
À chaque réveil, c’est toujours la même préoccupation pour satisfaire mes besoins primaires : trouver de quoi manger pour la journée, de quoi boire. L’eau est la préoccupation de chaque instant car les températures sont extrêmement élevées. Je suis à mon troisième jour consécutif à 38 °C. C’est compliqué. Il faut que je trouve aussi tous les jours des endroits où poser ma tente.
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Pour le retour, il partira d’Izmir à vélo, prendra le bateau pour Athènes. Ensuite, il compte remonter à bicyclette le Péloponnèse, en Grèce, avant d’embarquer à nouveau vers l’Italie. En fonction de mon état physique, je verrai si je retraverse la France à vélo ou pas.
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