Insolite. Son grand-père avait emprunté des livres à la bibliothèque en 1910, le petit-fils vient les rendre en 2026
Le grand-père avait une excuse : il était parti à la guerre. La bibliothèque n'a pas appliqué les pénalités.
Paradise de John Milton et King Lear de William Shakespear : ce sont les deux livres empruntés par Walter Griffith Owen, ardent lecteur habitant Llanrwst au Pays de Galles, à la bibliothèque municipale, en 1910. Ces deux livres sont restés au domicile familial de Walter pendant plus d'un siècle. Jusqu'à ce que son petit-fils ne décide de les rendre, en cette année 2026 soit 116 ans plus tard, rapporte le Daily Mail .
L'emprunteur avait été pris plusieurs années sur d'autres missions, qui l'ont sans doute détourné du chemin de la bibliothèque : il a en effet servi son pays lors des deux Guerres mondiales. Durant tout ce temps, les exemplaires de Milton et Shakespeare ont été soigneusement conservés chez lui. Y compris le petit feuillet à l'intérieur précisant les conditions d'emprunt : une semaine de prêt, 1 penny par semaine pour prolonger ce prêt.
Peter O'Sullivan, le petit-fils de Walter, n'a toutefois pas payé de pénalité : l'établissement lui a fait grâce des quelque 6000 pennies, soit 25 livres sterling (environ 30€) dûs.
En juin 2024, une employée de la bibliothèque de San Antonio (États-Unis) avait réceptionné un livre dont la date de retour initiale était fixée au 30 juillet... 1943. La petite-fille de l'emprunteuse avait retrouvé le livre dans les affaires de sa grand-mère défunte. Les frais théoriques s'élevaient à 900 dollars. Là encore, la bibliothèque en a fait grâce à la famille... avant d'exposer l'ouvrage puis d'en faire don.
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Mais le record de retard tient toujours, selon le Guinness Book. Un ouvrage emprunté en 1668 au Sidney Sussex College de l’Université de Cambridge, en Angleterre, a été rapporté en 1956. 288 ans plus tard.
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