De Salon-de-Provence aux Bleus : comment Simon Porte Jacquemus s’est imposé parmi les nouvelles fortunes du luxe
Le styliste provençal bondit de 200 places dans notre palmarès des fortunes professionnelles françaises. Suivi par plus de 7 millions d’abonnés sur Instagram, il a signé avec L’Oréal qui a racheté 14,8 % de son capital pour une valorisation de 700 millions d’euros.
Ce n’est pas une surprise : cette année encore, le podium de notre palmarès des fortunes professionnelles de France est trusté par les grandes familles du luxe : Bernard Arnault, PDG de LVMH (propriétaire de Challenges ) et sa famille raflent la première place , la famille Hermès arrive en deuxième position , les frères Wertheimer, propriétaires de Chanel, suivent au troisième rang . La haute couture continue de faire recette. Et les grandes figures du capitalisme français n’en sont pas les seuls exemples.
En épluchant ce classement, on trouve d’autres noms de la création, faisant certes encore figure de Petit Poucet au regard de ces géants, mais au talent prometteur et au parcours rempli d’espoir pour l’avenir. C’est le cas de Simon Porte Jacquemus, à la 253 e place avec un patrimoine professionnel estimé à 595 millions d’euros.
Le styliste provençal ne fait rien comme les autres. A commencer par ses défilés. Hors de question d’utiliser les lieux emblématiques de Paris habituellement choisis par les grandes maisons de couture comme le Grand Palais, le Palais de Tokyo ou le Jardin des Tuileries. Non. Après la calanque de Sormiou ou les champs de lavande, le natif de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) a à nouveau créé la surprise en dévoilant le 29 juin sa nouvelle collection au pied du phare de la Pietra, en Corse. Le thème ? « Le Bonheur ».
Un nom qui lui va bien malgré le début douloureux de l’histoire de sa griffe : en 2009, alors âgé de seulement 19 ans, le jeune Simon perd subitement sa mère Valérie dans un accident de voiture. Cet électrochoc le pousse à lancer sa marque en hommage à sa mère : Jacquemus était son nom.
Presque deux décennies plus tard, ce fils d’agriculteurs de 36 ans que rien ne prédestinait à une renommée internationale peut se targuer d’avoir propulsé sa maison dans la cour des grands, d’afficher plus de 7 millions d’abonnés sur Instagram, et d’avoir su rester indépendant, moyennant un coup de pouce de L’Oréal.
Début 2025, le groupe de cosmétiques, qui appartient à la famille Bettencourt , quatrième fortune de notre palmarès, a racheté 10 % de son capital pour l’aider à lancer son premier parfum en 2027, avant, huit mois plus tard, de porter sa participation à 14,8 % selon La Lettre de l’Expansion .
Résultat, la valorisation de la maison grimpe à 714 millions d’euros et Jacquemus gagne plus de 200 places dans notre classement. Le succès commercial de la griffe, lui, est plus difficile à mesurer : depuis 2023, le couturier ne publie plus son chiffre d’affaires. Mais son influence et son aura, elles, sont incontestées. Le créateur s’est ainsi associé à Nike et la Fédération française de football pour imaginer les tenues d’avant-match des Bleus lors de la Coupe du monde 2026, consacrant son rayonnement bien au-delà des podiums.
FORTUNES. Les héritiers Dassault tournent la page des guerres de succession
Vous recevez l'actualité en temps réel.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.challenges.fr — le contenu appartient à Challenges.